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Publié le 13/01/2008  | Démystifiés, les costumes s'encanaillent sur les passerelles milanaises


Les passerelles milanaises n'ont pas hésité dimanche à encanailler et démystifier les costumes classiques pourtant adulés la saison dernière, jouant sur les volumes et les détails décalés, au deuxième jour des collections de prêt-à-porter homme pour l'hiver prochain.

Prada détourne de façon détonante les pièces les plus classiques: les chemises s'ouvrent dans le dos entre deux larges bandes élastiques, un plastron coupé à mi-torse remplace le traditionnel petit gilet sans manches, une drôle de ceinture de chasteté remonte au-dessus du pantalon taille basse et se clipse au creux des reins.
La cravate est reléguée au placard et remplacée par un triangle de tissu qui vient border le cou; le pantalon cigarette s'accessorise d'une jupette à volants; un deuxième col rouge se pose comme un collier au-dessus d'une veste sombre: Miuccia Prada chamboule une nouvelle fois les règles du jeu.

Quelque part entre la Mongolie et l'Amérique latine, la collection du britannique Alexander McQueen revisite aussi les standards occidentaux en appliquant de lourdes broderies or sur le col et les manches d'une veste austère, cette même veste qu'il enveloppe ailleurs dans un énorme poncho de passementerie.
Sous une chapka de fourrure démesurée, la chemise blanche s'emballe dans des pans de son propre tissu jusqu'à ressembler à une camisole de force, la veste de laine grise se clone et se superpose sur l'épaule en un étrange doublon.

Chez le couturier sarde Antonio Marras, les vestes sont étriquées et les pantalons aux allures de jodhpur raccourcissent dangereusement au-dessus de la cheville, se laissant submerger par un gilet exagérément long éclaboussé de turquoise ou de vert.

Vivienne Westwood fait comme à son habitude dans l'excentricité: ses mannequins défilent en kilt doré ou anis posés sur de grandes chaussettes pourpres, en tunique de daim façon Tarzan, dans de larges sarouels ou des pantalons de grand-père retenus par des bretelles.
Le tout accompagné de classiques vestes de costume... dégorgeant une pochette démesurée ou au col resserré par une lanière de cuir.
La "Reine du punk" britannique plonge les jambes de ses modèles dans des bottes framboise sanglées de noir ou des mocassins tatoués d'une rose, et les coiffe de cagoules qui leur donnent l'air effrayant de ninjas égarés dans la jungle urbaine.

Tout aussi décalée et ludique, la maison Frankie Morello met en scène des danseurs musclés évoluant sur des échafaudages au-dessus d'une passerelle où défilent entre brouettes et sacs de ciment des mannequins affublés de casques et de chaussures de chantier.
Les designers Maurizio Modica et Pierfrancesco Gigliotti, qui ont créé la marque en 1998, encanaillent un costume classique en enfilant sur le pantalon un short de gym en molleton, en écrasant la veste stricte avec un énorme pull échancré jaune fluo ou rose, ou en découvrant le torse grâce à un micro marcel en laine.

Chez Bottega Veneta, sous une veste formelle, les pantalons se portent très très larges - à peine retenus à la taille par des pinces et le bas retroussé sur la chaussure - sans jamais toutefois offrir une silhouette négligée. Outre ses matières de prédilection (cuir, cachemire, laine) comme à l'accoutumée travaillées dans une fluidité parfaite, la maison spécialisée à l'origine dans l'artisanat du cuir trouve également son inspiration dans les tenues de travail des artisans et ouvriers.
Une veste de coton s'épaissit et se molletonne à l'instar de celles portées par les ouvriers des pays de l'est au milieu du siècle dernier, un petit gilet sans manches fait le tour du cou et se noue sur les reins comme celui d'un artisan ou d'un garçon de café, une casquette à visière style Mao se pose sur le sommet du crâne.

Sept mois après la mort de Gianfranco Ferré, le nouveau styliste, le Suédois Lars Nilsson, a présenté une première collection revisitant les classiques de la maison, cachemire et laine, déclinés dans des costumes et des manteaux chinés, rayés, en tweed et en prince de Galles, lors d'une présentation et non pas un défilé.
"J'avais envie de faire une présentation pour bien montrer l'aspect fabrication du costume, le toucher, c'est plus vivant ainsi. J'ai toujours beaucoup aimé faire des costumes trois pièces et j'ai utilisé des tons tirés de la nature, du métal et de la pierre, avec une palette de gris et de bleus", a expliqué en français le couturier à l'AFP.
Lundi, ce sera notamment au tour de Roberto Cavalli, John Richmond, Moschino et Gucci de défiler à Milan.

Source AFP - 13.01.2008

 

 
   

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