Notre Newsletter
Recherche sur le site
Beauté Santé Voiture au feminin Mode de Rue Histoire des Marques Jeunes Créateurs
 Accueil   News   Boutique   Défilés   High Tech   Lieux Tendances   Luxe   Mode   Voyages & Loisirs   Culture   Déco   Maison 
   

|BeauteSante|

13/10/2008 - Histoire du Parfum : de la Renaissance à nos jours

Dernier épisode de notre série consacrée à l’Histoire du parfum, de la Renaissance à nos jours. Age d’or pour l’art le 16ème siècle fût également une étape importante dans l’histoire de la parfumerie et de la cosmétique. L’ouverture, l’audace des mentalités ont permis l’exaltation de la beauté, de la sensualité et de l’individualisme.

Les progrès de l’imprimerie et du commerce ont permis un développement et un enrichissement des marchands d’épices et d’aromates. Les produits importés devenaient ainsi de plus en plus accessibles et ce qui était jusqu’alors un luxe (le parfum) reservé uniquement à une minorité (la cour au Moyen-Age) se démocratisa à la Renaissance pour être diffusé à la bourgeoisie et le peuple put découvrir certaines essences devenues bon marché.

La création de jardins botaniques (à Padoue, à Leyde et à Montpellier en 1598) et la culture des plantes à parfum furent également un élément majeur au développement du parfum. Les métiers liés au parfum profitent de cet essor, les parfumeurs vénitiens sont les plus réputés, mais peu à peu les parfumeurs sont concurrencés par des particuliers qui possèdent des alambics chez eux.
En France, les parfumeurs de la cour sont étrangers. Catherine de Médicis lorsqu’elle s’installa à Paris importa avec elle son parfumeur italien René le Florentin qui ouvrit boutique sur le pont au Change, un endroit renommé pour ses essences et ses poisons.

Dans le sud de la France, le soleil est propice au culture de plantes aromatiques, ainsi se développe une industrie des produits parfumés. La première culture des plantes à parfum dans la région de Grasse fût le bigaradier, implanté tout d’abord à Golfe-Juan au 16ème siècle par les moines de Lérins. Montpellier étaient devenue la ville des parfums et de la médecine et développait des recherches dans ce domaine. Au 16ème siècle, médecine et parfum sont toujours très liés. Certains parfums sont utilisés comme remèdes, on prescrit des bains aromatiques pour soigner certains maux. La Renaissance étant frappée par la peste, de nombreux remèdes à base d’aromates sont testés pour lutter contre l’épidémie ; Nostradamus confectionne une pastille à base de sciure de cyprès, de l’iris, de la girofle …. Un parfum liquide venu de Venise fut vite réputé contre la peste … Les parfums ou produits odoriférants sont également utilisés pour assainir et purifier.

A cette époque les bains ont une mauvaise réputation et sont soupçonnés de propager les maladies, en conséquence on se lave moins. Une aubaine pour les parfums qui sont de plus en plus utilisés pour masquer les mauvaises odeurs et cacher la saleté. Toutefois le parfum conserve un rôle d’épanouissement de l’âme et du corps, il doit réjouir les sens.
Les cours européennes connurent la même frénésie pour les parfums et les cosmétiques. La poudre blanche parfumée pour les cheveux et les perruques apparaît à la Renaissance, c’est un signe de distinction entre les classes nobles jusqu’à la Révolution. La beauté extérieur revêt une importance de plus en plus marquée. Cette évolution des mœurs permit de gros progrès techniques. On ne parle plus d’alchimie mais de chimie. L’art de la distillation réalise de gros progrès grâce à l’analyse et à l’expérience. Les procédés évoluent, on limite les effets du feu sur les essences. On améliore aussi l’utilisation des alcools.

Ainsi la Renaissance fut une étape importante dans l’évolution du parfum notamment par les progrès de la chimie et le développement du commerce et des cultures des plantes aromatiques.

Le 17ème siècle de Louis XIV imposa la mode et le goût, la Cour de Versailles abusa des parfums aux senteurs les plus violentes et accentuèrent ainsi les habitudes de la Renaissance.
Cependant ce siècle fut transitoire pour les sciences de la pharmacie et de la parfumerie. Cependant les parfumeurs obtinrent des statuts solides et le métier de parfumeur se développa fortement à Paris, les villes de Montpellier et de Grasse connurent elles aussi un essor significatif. Ce siècle est réputée pour sa frénésie des parfums et pour son éloge du paraître.

Plus tard , la cour de Louis XV fut même baptisée « cour parfumée ». Avec les règnes de louis XIV et Louis XV , la France influença l’Europe grâce à une période de calme ce qui permet le développement d’une civilisation brillante.
Durant le 18ème siècle, les parfumeurs de Grasse et de Montpellier contribuèrent avec leurs confrères parisiens au développement de cette profession. Les grands noms de la profession notamment à Paris se fournissent dans le sud de la France. Toutefois la fin du siècle vit le déclin de la parfumerie à Montpellier alors que la ville de Grasse allait vers un développement préindustriel d’ailleurs les plus grands noms de la profession s’y installe (comme la dynastie Fargeon), d’autre part la ville qui était jusqu’alors aux mains des tanneurs et des gantiers-parfumeurs passe sous le contrôle des seuls parfumeurs. La symbiose économique entre la culture des fleurs et l’industrie du parfum engendra une forte prospérité pour la région. Toute l’Europe de Londres à Paris s’approvisionnaient en essences de romarin, de lavande, d’oranger, de bergamote …
Malgré tout la région est isolée et les voix de transports peu conçues pour acheminer des parfums fragiles. Dès lors les faïenciers provençaux améliorent les récipients de transports, c’est toute la région qui profitent du développement de Grasse. D’où l’essor d’activités annexes comme la poterie ou la faïence, c’est à cette époque que naissent les fameuses boîtes bergamotes de Grasse.
Le Siècle des Lumières connut une concurrence de plus en plus serrée entre les différentes maisons grâce notamment au développement des différentes senteurs et à une exigence et une hygiène plus importante. A cette époque on découvre de nouvelles eaux parfumées aux notes fraîches et plus subtiles. En même temps, la science et l’art des parfumeurs permettent aux femmes de mettre en valeur leur beauté mais la Révolution stoppa ce mouvement.

Le 19ème siècle marque un vrai tournant, on revint au naturel et aux parfums floraux, c’est le siècle du raffinement. Les grands parfumeurs de l’époque posent les fondations du monde des odeurs d’aujourd’hui. L’élégance et le bon goût sont à la mode, discrétion et retenue sont les mots d’ordre symbolisé par l’odeur délicat d’un délicieux bouquet. Cette plus grande sensibilité à l’odeur engendra l’ode de la propreté, et les traités de savoir-vivre et d’hygiène s’accordèrent tous à ne plus considérer l’hygiène comme un luxe mais comme une nécessité. Les bains redeviennent donc à la mode et un signe distinctif symbole de savoir-vivre.
Le parfum connut une éclipse momentané sous la Révolution il redevint à la mode avec l’avènement de Bonaparte et de sa femme Joséphine qui appréciait les fortes odeurs et tout particulièrement les senteurs exotiques : vanille, girofle, cannelle. Du coup la consommation de parfums connut un nouvel essor.
Paris et Grasse demeurent les capitales du parfum chacune ayant son propre rôle. A Grasse, la récolte des fleurs et la production des matières premières, à Paris la confection des produits finis et le commerce. Si la Révolution freina la fabrication à Grasse, le Directoire et l’Empire permirent de relancer d’industrialisation, en 1806 vingt parfumeries étaient en activité à Grasse.
Sous Louis-Philippe le nombre de parfumeries doubla et Grasse connut une notoriété mondiale. Deux parfumeries parisiennes s’installèrent en Provence, la maison Lubin à Cannes La Bocca et la maison Piver à Grasse. L’arrivée du chemin de fer favorisa les liaisons avec la parfumerie parisienne. A la fin du siècle plus de 500 millions de kilos de fleurs (orangers, roses, jasmin, violettes, tubéreuses, cassie) étaient traités à Grasse et sa région. A cette matière première il fallait y ajouter les produits importés (vétiver, ylang-ylang, patchouli, roses, rhizones d’iris, bois de santal, géranium …).
Paris était elle devenue la capitale mondiale du parfum de qualité. En 1807 on compte 139 parfumeurs. De nombreuses entreprises familiales prospèrent : la maison Lubin (fournisseur de Joséphine), la maison Piver dont toutes les créations eurent un gros succès. Armand Roger et son beau-frère Charles Gallet succédèrent à Leonce Collas, leur cousin, qui détenait de Jean-Marie Farina la formule originelle de la véritable eau de Cologne, et fondèrent en 1862 les établissements Roger & Gallet. En 1828 Pierre-François Guerlain ouvrit une boutique de parfumerie Rue de Rivoli qui connut très vite à vif succès grâce à ses créations très personnalisées.
Mais Paris n’était pas la seule capitale du parfum, une ville comme Londres abritait également des parfumeurs de renoms comme Piesse, Atkinson et Rimmel.

La parfumerie industrielle et moderne dût son essor à l’abolition des édits corporatifs et au progrès de la chimie organique. On saisit l’importance croissante du procédé de l’enfleurage des graisses au travers d’un traité publié en 1809, le parfumeur impérial, de Bertrand. D’autres procédés apportèrent de vraies améliorations en matière de production notamment au niveau des pommades et des alcools. L’enfleurage étant un procédé très coûteux, on passa dans la deuxième moitié du siècle vers 1870 à l’extraction directe du parfum par des solvants volatils. Le dernier tiers du siècle vit apparaître successivement les grands produits de synthèse utilisés de nos jours : l’alcool phényléthylique, l’héliotropine (1869), la coumarine, la vanilline. En 1889, Baur mit au point le premier musc artificiel. L’apparition de ces produits de synthèse marque la naissance de l’industrie chimique des parfums. C’est ainsi que le parfumeur se transforma en véritable créateur de formes olfactives.

Devant l’importance accrue de la profession de parfumeur Aimé Guerlain fonde le syndicat de la parfumerie. A l’aube du 20ème siècle l’industrie de parfum prend conscience des enjeux économiques et intègre les notions de marketing mais également l’importance du flacon. François Coty l’un des grands parfumeurs de la Belle Epoque recherche les compétences des différentes branches artisanales et n’hésite pas à faire appel à des verriers comme Baccarat ou Lalique et à des graphistes de renom comme Mucha. Le couturier Paul Poiret saisit lui la subtilité du jeu entre le vêtement et le parfum, avec sa création Rosine en 1911 il ouvre la voie aux couturiers parfumeurs. Le 20ème siècle voit l’avènement de la grande parfumerie française qui s’est imposée dans le monde entier et représente tout le raffinement à la française. Aujourd’hui les parfums sont notre quotidien : bougies, huiles parfumées, encens, eau de toilette, diffuseur, cuisine parfumée. Tout nouveau produit intègre la notion de parfum pour convaincre ou séduire, c’est devenu un atout marketing.

L’histoire du parfum a émaillé l’Histoire des civilisations, elle s’est construit avec l’évolution des mœurs, des traditions, de la religion et des sciences. Une histoire passionnante qui va bien au-delà d’un simple produit. Le Parfum a une âme son histoire en est la preuve.

Par L.L
A lire également :
- Histoire du parfum : du Moyen Age à la Renaissance
- Histoire du parfum : du sacré au profane

   

PUBLICITE




Suivez nous sur les réseaux sociaux


Recevez notre newsletter gratuite dans votre boite mail
Abonnez-vous


Pour suivre les rubriques : Beauté/Santé
Voiture - Mode de Rue - Histoire des Marques - Jeunes Créateurs abonnez-vous au Flux Rss >>

Pour suivre les rubriques : News - Défilés - Boutique - High-Tech - Lieux tendance - Luxe - Mode - Voyage & Loisirs - Culture - Déco : abonnez-vous au Flux Rss >>




 Qui sommes-nous ?   Contactez-nous   Plan du site   Partenaires   Publicité   CGV   Mentions Légales   Protection des données