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Interview Lena Hilton, le futur de la peinture française

Publié le 18/01/2016



Comme vous le savez si vous nous suivez depuis 2007 on aime vous proposer la découverte de jeunes talents. Cette fois-ci on fait une jolie place au monde de la peinture en vous proposant une interview de la jeune artiste Lena Hilton. Un nom très anglo-saxon, telle une star de la pop muisc, Lena est pourtant née à Paris en 1984.

La peinture de Lena Hilton se caractérise par son économie de moyens : les trois couleurs primaires, de l’eau, de la toile de coton brute tendue sur châssis. L’artiste aborde les questions relatives à l’espace que définit la surface du tableau. Il s’agit de trouver le point d’évidence, de tension ou encore de fusion entre ce qui est peint et la manière de le peindre. Une peinture à priori essentielle, épurée, qui va à l'émotion directe sans fioriture. Lena Hilton sera l’artiste invitée en février 2016 de « Windows on Talent », une exposition dans les vitrines de 55 magasins Galeries Lafayette. Une jeune artiste belle et ambitieuse dont on imagine un avenir exceptionnel.

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passionnée de mode avec des limites

Pourriez-vous vous présenter en quelques lignes ?
C’est une première question un peu paralysante ! J’ai 31 ans. Le choix de la peinture et en particulier du tableau s’est imposé assez tôt au début de mes études. J’y voyais un champ d’expérimentations passionnant et ouvert. Diplômée des Beaux-arts de Paris en 2009, j’ai mis tout en œuvre, depuis, pour trouver les moyens de continuer à peindre.

Vous êtes l’heureuse gagnante de bien de concours, êtes-vous une acharnée de travail ?
En tout cas, je ne suis pas une acharnée des concours ! Je travaille quotidiennement dans mon atelier. Parfois mon rythme de production s’accélère parce que je suis dans l’enthousiasme d’une série de peintures. Parfois ce rythme ralentit. Il y a des moments où je ne produis rien. Pour moi, ces moments-là font aussi partie du travail. S’il y a de l’acharnement quelque part c’est surtout dans l’effort et la volonté au quotidien de créer les conditions qui me permettent de développer ce travail de peinture.

Vos tableaux sont très minimalistes et même poétiques pourriez-vous nous dire comment voudriez-vous qu’on les voient ?
Si possible en vrai, debout et en face. Sinon, il n’y a pas une façon plus juste qu’une autre de les regarder. Mais j’aime l’idée que celui ou celle qui regarde le tableau puisse, en quelque sorte, se mettre à ma place au moment où je l’ai peint. C’est à dire qu’il puisse y avoir un échange, une sorte de connivence avec le spectateur. Cela implique que tous les gestes qui ont contribué à la construction du tableau restent lisibles et simples.

La mode et vous ?
J’admire l’inventivité de beaucoup de créateurs et j’aime les beaux vêtements. Je m’impose par rapport à la mode une certaine distance de peur de m’y perdre et aussi de ne plus être en mesure de payer mon loyer ! Il y a un aspect fascinant dans la mode, c’est ce rythme de création accéléré, cette quête permanente de renouveau qui fait parfois ressurgir des formes et des esthétiques passées. J’ai retenu ce morceau de phrase que j’aime beaucoup de Baudelaire dans Le peintre de la vie moderne : « toutes les modes sont charmantes, chacune étant un effort nouveau, plus ou moins heureux, vers le beau ».

Avez-vous un objet mode dont vous ne vous séparez jamais ? Pourriez vous nous dire quoi ? et pourquoi ?
Je ne sais pas si c’est un objet mode, mais je ne me sépare jamais d’un bijou provenant de Russie qui m’a été offert : un pendentif en forme d’œuf qui est peint à la main, comme un tableau miniature.

Vous allez décorer toutes les vitrines des magasins Galeries Lafayette de région, votre sentiment ?
J’ai réalisé 8 études sur papier qui ont été ensuite reproduites puis agrandies. Ces agrandissements seront présentés dans les vitrines derrière les mannequins. Je suis curieuse de voir ce que ce dialogue donnera car c’est un contexte très particulier et inédit pour moi. Ce qui est sûr c’est que ce projet est enthousiasmant et cette collaboration heureuse.

Si vous devez sauver un objet dans votre appartement en feu, ce serait ? Et pourquoi ?
J'ai envie de vous répondre que ce serait un soulagement de voir tout brûler car cela me donnerait l'occasion de tout reconstruire ! Mais si je dois vraiment sauver quelque chose, ce serait certainement un objet irremplaçable comme par exemple le doudou de ma fille…

Si on évoque David Bowie ?
Son dernier clip (Lazarus) est magnifique, extrêmement fort. C’est un grand artiste qui résistera certainement au temps et à sa propre disparition. J’ai écouté sa musique que très tardivement.

Que peut-on vous souhaitez pour 2016 ?
D'autres oreilles aussi attentives que les vôtres et que se réalise pour moi le motto du groupe de peintres Cobra des années 1950 : "La vie, c'est ce qui vous arrive quand vous aviez prévu autre chose."

Par Fashions-addict.com

 

 


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