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Publié le 16/12/2007  | La Verrerie de Bréhat s'impose dans le Monde


"Je veux qu'on puisse dire un jour "du Bréhat" comme on dit "du Murano" ou "du Baccarat" Yves Neumager relève ce défi depuis dix ans avec sa verrerie artisanale implantée sur la petite île bretonne de Bréhat.
Boules d'escalier incrustées d'or ou d'argent, boutons de porte aux allures de bijoux et éléments de robinetterie chic créés aux Verreries de Bréhat pénètrent peu à peu le marché de la quincaillerie de luxe, de Paris à New York en passant par Londres ou Dubaï.
Kinésithérapeute dans une première vie, propriétaire de discothèque dans une seconde, Yves Neumager choisit en 1996 de s'installer à Bréhat où il possède une maison. Ce Breton de 65 ans cherche une idée pour implanter sur cette petite île de granit rose, où résident 470 personnes à l'année, une activité artisanale capable d'attirer les touristes (380.000 par an en moyenne sur l'île), mais qui ne soit pas saisonnière.
L'idée de la verrerie s'impose peu à peu. L'entrepreneur l'installe non loin du bourg, dans un fort militaire désaffecté qu'il rénove. Il y installe des fours, fait venir la matière première. "Pendant quatre ans, on a failli mourir tous les jours", se rappelle-t-il. Car, faute de signalétique communale, ce ne sont pas 80% des visiteurs de l'île -comme le laissait présager une étude prospective de fréquentation- qui viennent voir travailler les verriers, mais seulement 10% ! "Au début, on faisait du classique, genre poissons exotiques. Ca ne marchait pas. On a acquis une vraie identité en 2002. Trois personnes nous ont demandé des boules d'escalier et c'est comme ça qu'on s'est lancé dans la quincaillerie haut de gamme", raconte M. Neumager.
Aujourd'hui, sa PME, qui emploie six verriers, collabore avec des décorateurs de renom, tels Alberto Pinto ou Patrick Ribes.
Elle fournit également une cinquantaine de quincailleries en France et travaille notamment pour "Haute Déco", magasin ultra-chic de Londres spécialisé dans les boutons de porte. Ce produit "moderne, plaît beaucoup aux clients" et les boules d'escalier -dont le prix varie entre 250 et 500 euros- "sont aussi assez demandées pour Noël", affirme Alain Roussel, employé d'une boutique de décoration haut de gamme à Rennes qui travaille depuis 3 ans avec les Verreries.
A l'atelier, dans la chaleur des fours où attend la silice en fusion, le ballet des verriers est incessant en cette période d'avant-Noël. "On est à flux tendu", confie Eric Bastian, 28 ans. La demande connaît un pic dès novembre, les magasins voulant peaufiner leur décoration intérieure et renforcer leur gamme pour les fêtes.
10% du chiffre d'affaires, qui s'est élevé à 500.000 euros en 2006, se fait à l'export, selon M. Neumager, qui souhaite élargir sa gamme, notamment en partenariat avec des entreprises de domotique. C'est ainsi qu'a été mis au point un lustre pouvant rester allumé une douzaine d'heures après une coupure d'électricité, explique-t-il.
Mais les Verreries ne négligent pas les classiques, comme les cadeaux d'entreprise. Elles ont même réussi, se félicite leur fondateur, à supplanter Baccarat, géant du cristal, en remportant ce marché auprès du groupe Suez en 2006.

AFP - 16.12.07

 

 
   

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