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Un rêve de château et de belles époques…

Publié le 11/06/2008



Avec près de 7 millions de visiteurs par an, le Château de Versailles est l’un des monuments les plus visités en France. Ancien pavillon de chasse de Louis XIII, le Château de Versailles fut transformé grâce à de gigantesques travaux initiés sous le règne de Louis XIV dès 1668, dans lequel il installera 14 ans plus tard le siège de la Cour et du Gouvernement français.

Fashions-addict.com a souhaité vous ouvrir les grilles d’honneur pour vous emmener à la rencontre de votre histoire, dans l’un des plus beaux palais jamais construit au monde. Une histoire au cœur de l’Histoire, un retour en arrière pour vous démontrer que la fashion attitude existait déjà sous Marie Antoinette

Je m’appelle Constance. Je vis sur les terres du seigneur De St Framond, dans la région du bordelais. Un soir, après une journée ressemblante à cent autres dans l’année, les « trompettes » royales se mirent à vibrer…
Le Roi et ma douce Reine Marie Antoinette s’invitent chez mon père. Je n’avais alors que 16 ans, et les yeux pleins de lumière je caressais le rêve fou de pouvoir moi aussi faire partie un jour de la Cour du Roi et vivre aux côtés de la Reine…




L’aube vient de se lever. A travers les rideaux qui ornent la grande fenêtre de ma chambre tout juste redécorée, j’aperçois les premières lueurs du soleil. Les vibrations solaires transpercent mes paupières et me font doucement ouvrir les yeux. Je m’étire, je n’arrive plus à dormir. Je bascule et m’assieds sur le bord de mon lit. Je touche et fais glisser le drap entre mes doigts : c’est de la soie. Autour de moi meubles en boiserie précieuse, tableaux de maîtres, tapisseries brodées d’or… Une semaine… cela fait une semaine que je suis arrivée au Château de Versailles et je n’arrive toujours pas à y croire ! Souvenez-vous. Nous avions accueilli Louis XVI et Marie Antoinette chez mon père, le seigneur De St Framond, le temps d’une nuit. Une telle venue faisait de mon père le plus heureux des hommes. Et moi la plus heureuse des jeunes filles.
Toute la soirée je suis restée attentive aux moindres désirs de la Reine, et buvais sans ennui toutes ses paroles. Attendrie, elle me demanda si je souhaitais venir avec eux à Versailles pour faire partie de la Cour, et de ses dames de compagnie. Je pense qu’elle devait me trouver rafraîchissante et amusante. J’ai dit « Oui » sans hésiter, et me voici aujourd’hui, par une douce matinée printanière, dans une chambre que seuls mes rêves les plus fous auraient pu exaucer.
Je me lève et m’avance vers ma fenêtre. Je tire les rideaux pour mieux apercevoir les fontaines, ces grandes eaux propulsées vers le ciel m’adoucissent l’esprit.
Aujourd’hui c’est dimanche, et la Reine a convoqué quelques dames et hommes de la Cour à une représentation : « La Gageur imprévue et le roi fermier » de Sedaine, dans son théâtre privé dissimulé entre la montagne et la charmille du jardin anglais, non loin du petit Trianon.

Tout en fermant les yeux, je souris et je me remémore les moindres détails de ma discussion eue la veille avec Luc De Beumont, un gentilhomme de la Cour à peine plus âgé que moi. « Comment peut-on imaginer un tel chef d’œuvre de construction ? », lui demandais-je, en parlant du château et de sa magnificence. « Oui, vous avez raison et ceci grâce au génie de trois hommes, car au commencement, il ne s’agissait que d’un vieux château de chasse racheté par le père de Louis XIV. Des travaux titanesques furent entrepris et confiés à l’architecte Le Vau.
Les deux longues ailes qui prolongent au nord et au sud ce premier ensemble furent ensuite construites par un autre architecte Jules Hardouin-Mansart. En ce qui concerne la décoration intérieure, il s’agit ici de l’œuvre de Charles Le Brun et de ses artisans. Avez-vous eu l’occasion de traverser la somptueuse Galerie des Glaces ? ». « Non, hélas pas encore, mais j’en ai beaucoup entendu parlé ».
« Oui, c’est une splendeur ! Couverte de miroirs, c’est la salle la plus majestueuse du château. Elle a été réalisée entre 1678 et 1686, toujours par Mansart et le Brun. Si vous avez la chance un jour d’y être conviée, regardez bien au dessus de vous, les peintures sur la voûte illustrent l’histoire de notre bien aimé roi Louis XIV, depuis sa prise au pouvoir en 1661 jusqu’à la paix de Nimègue en 1678. En chuchotant il me confia : « Pour la petite histoire, cette Galerie était aussi utilisée par le Roi comme un passage entre son appartement et celui de la Reine… »

L’heure n’est plus aux rêves. Assise à ma coiffeuse, j’asperge mon visage d’eau agrémentée par quelques gouttes d’huiles essentielles de rose (bon pour le teint paraît-il !). Quelle tenue vais-je bien pouvoir porter aujourd’hui ? La Cour a conservé du règne précédent, le goût des toilettes luxueuses en soirée, et des toilettes plus simples en journée. Les robes à la française et les robes à la polonaise sont à la mode en ce moment. J’opte pour une « polonaise », moins encombrante, coupée dans une toile imprimée de Jouy à fond blanc. L’extravagance est de rigueur seulement lors des fêtes fastueuses organisées par la Reine Marie Antoinette dans son petit Trianon.
Ce que j’aime dans la robe à la polonaise c’est qu’elle est transformable à souhait : on peut retrousser légèrement les trois pans formant les ailes et la queue en tirant sur le cordon pour les abaisser ou les relever. Je termine de me préparer en me poudrant le nez. J’enfile mes souliers et je rejoins le groupe qui attend sa majesté en contre bas du parterre d’eau, au bassin de Latone.
Nous sommes au mois de mai, les fleurs commencent à éclore et l’odeur des rosiers embaume l’air d’un doux parfum de printemps. Les jardins du château de Versailles et son Grand Canal ont été créés par André le Nôtre et Jean-Baptiste Colbert et furent l’objet de toutes les attentions. Réalisés sur plus de mille hectares selon un plan architectural rigoureux, ces jardins laissent les abords du palais dégagés et sont ponctués de massifs d’arbres au loin, comme une véritable œuvre pictural végétal : réunion de l’art et de la nature.
Nous nous engageons dans l’allée royale, sorte de tapis vert où de part et d’autre se dissimulent de petits bosquets appelés plus communément cabinets de verdure : des salons de plein-air, lieux de fêtes et de divertissements, agrémentés de buffets, de tables et de plafonds végétaux.
Des espaces gigantesques, jamais je n’avais vu plus belle chose… Toute la France regroupée auprès du Roi et de la Reine. Il paraîtrait même que, selon certains jours, 3 000 à 10 000 personnes peuvent s’y côtoyer. Mais attention cette société hétéroclite est hiérarchisée par des règles pointilleuses. Les préséances sont codifiées, l’usage du titre lorsque l’on s’adresse à l’un ou l’autre est de rigueur ; le droit de s’asseoir, d’utiliser un fauteuil, une chaise ou un tabouret est régi en fonction de son rang. En ce qui me concerne, je suis l’une des dernières arrivées au château, ce qui ne me donne pas beaucoup d’avantage. Mais je suis également l’une des préférées de la Reine ce qui me vaut pas mal de jalousie et de commérages parmi les courtisanes… Peu importe le rêve de ma vie vient enfin de se réaliser, et je profite de chaque instant qui m’est donné pour le vivre pleinement. Nul sait combien de temps cela va durer… Nous sommes en 1787, deux ans avant la Révolution Française.

Arrivée un peu en avance au théâtre, j’en profite pour me faufiler vers les terres de la Reine : Le Domaine de Marie Antoinette. A travers le jardin anglais créé par l’architecte Richard Mique et le peintre Hubert Robert, je découvre une végétation pittoresque rythmée par un petit ruisseau et ponctuée d’allées sinueuses surplombées par une Grotte et un petit îlot : le salon de Musique. Le Temple de l’Amour (dont j’avais déjà entendu parlé) est construit au milieu d’une île. Ce paysage insolite et stupéfiant me procure une sensation étrange. Je continue mon exploration et j’aperçois plus loin le fameux Hameau de la Reine. Pour la petite histoire, Marie Antoinette souhaitait avoir son propre village pour jouir des plaisirs de la campagne avec ses enfants ; un caprice que le Roi jugea bon. Richard Mique fut donc en charge de sa construction et s’inspira du style normand et des peintures de Hubert Robert.
Comme dans les contes de fée, les petites chaumières entourées de potagers et de parterres de fleurs sont posées ici et là, autours du grand lac. Mes yeux s’émerveillent le temps d’un instant. Je dois m’en aller, la pièce va commencer. A regret je quitte ce décor surréaliste, et m’en vais rejoindre les autres…

Comme moi… Sur les traces de Constance, des Rois et des Reines de France, entre le classicisme et le baroque, venez vivre des instants ensorcelants le temps d’une journée et vous plongez dans l’histoire des fastes d’antan…

Tous les personnages créés pour ce récit relèvent de la pure fiction.

Texte : Rachel Bornais
Reportage réalisé par : Rachel Bornais avec la collaboration de MJ. Kenfack
Photos: Fashions-addict
Toute reproduction strictement interdite

INFOS PRATIQUES :
Château de Versailles
Ouvert tous les jours sauf le lundi et certains jours fériés/Cérémonies officielles
Tarifs :
Château : 13,50 euros / Tarif réduit : 10 euros avec audioguide (8 langues)
Domaine de Marie Antoinette : 9 euros
Jardin : Accès gratuit (hors jours de Grandes Eaux Musicales : 8 euros)

 

 
   

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