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Publié le 08/04/2008  | Ma bague de fiançailles américaine !


«Ah, sublime, magnifique», s’exclament les collègues de Rebecca lorsqu’elle leur tend son annulaire ce matin. Il faut dire, qu’elle porte son «engagement ring» - bague de fiançailles- offerte hier soir par son fiancé. Et, après avoir appelé ses parents et sa meilleure amie, elle s’empresse de la montrer à quelques unes de ses proches. Ensuite, le bouche à oreille suit son cours et c’est parti pour un véritable défilé dans son bureau, ponctué de «Oh, c’est beau ! «Oh, c’est grand !».
Aux Etats-Unis, plus de 80% des femmes reçoivent une bague de fiançailles avant leur mariage. Le prix et la forme sont des critères sur lesquels il est indispensable de s’attarder au moment de faire son choix, mais il faut aussi penser à la mise en scène de remise de la bague. Les Américaines sont très attachées à ces valeurs, un seul faux pas et tout pourrait être remis en cause ! L’homme ne reçoit, quant à lui, que la satisfaction d’avoir dépensé la bonne quantité d’argent, choisi la bague rêvée de sa Dulcinée et avoir été l’acteur d’une scène digne de Roméo et Juliette.

2 mois de salaire…


Certains seraient prêts à s’endetter, d’autres torturent leur compte en banque pendant des mois et des mois pour acheter une bague de fiançailles que Mademoiselle voudra bien porter sans honte. Le monde de la bijouterie a réussi à convaincre les clients que 2 mois de salaire est la norme à dépenser pour ladite bague. Si vous gagnez $30000 dollars par an, par exemple, $ 4000 serait un bon chiffre, mais de nombreux bijoutiers essaieront de vous vendre un bijou de $5000. Après tout, «Quand on aime, on ne compte pas !». Et, on entend dans les magasins «Vous souhaitez la meilleure bague, n’est-ce pas ? ». Comme si les vendeurs essayaient de lier l’amour que vous porte votre femme à la quantité d’argent que vous allez dépenser pour sa bague. Bien entendu, tout le monde ne peut pas se permettre ce luxe. Mais, les statistiques montrent que la moyenne dépensée est tout de même d’environ $4000, ce qui n’est pas mal, tout de même !

Un diamant en 4C…

Une fois que vous avez fixé votre budget, à vous le choix de la forme. Il vous faudra alors regarder les 4 critères en C suivants : Cut -coupe-, Color -couleur-, Carat size -carat-, Clarity -clarté. Sachant que toutes les filles rêvent d’avoir à leur doigt le «1.5 carat Princess cut» de Tiffany’s, à vous de voir ! D’ailleurs chez ce célèbre bijoutier de la 5ièmeAvenue, un étage entier est réservé aux « engagement rings », de quoi vous faire tourner la tête. Le « Princess cut », dont la configuration ressemble à une pyramide, est l’une des formes les plus populaires, créée dans les années 70.
Si vous êtes un peu perdus à l’heure de faire votre achat, de nombreux livres américains seront vous conseiller. « Before You Buy an Engagement Ring » de Nancy N.Schiffer, permet de tout savoir sur ce rituel et propose des photos de plus de 160 bagues de fiançailles. « How to Buy a Diamond » de Fred Cuellar, donne une parfaite vision des fameux 4C avant de rentrer dans une bijouterie. Mais, si vous pianotez sur Internet, certains sites vous abreuveront aussi de conseils et vous proposeront, bien entendu, une assurance pour la fameuse bague. Il est vrai qu`à ce prix là, il faut y penser ! Consultez le GIA, Gemological Institute of America, pour vérifier les 4C de votre diamant et obtenir un certificat, puis adressez vous à l’une des compagnies d’assurance,au moins contre le vol et la perte. On ne sait jamais !

Une pièce de théâtre…


Si plus de 50% des Américains choisissent seuls la bague pour leur fiancée, ils doivent aussi réfléchir à la mise en scène idéale. C’est un moment unique, inoubliable qu’il ne faudra pas confondre avec la St Valentin ou l’anniversaire de Mademoiselle. Chis, designer à New York, raconte qu’il a imaginé une table de salon comme écrin pour remettre la bague à sa future épouse. Et Cynthia rajoute « Chaque fois que nous recevons des invités, je pense au moment où j’ai ouvert les rallonges de la table et vu la bague. C’est comme si je revivais cet instant magique à la simple vue de notre table. J’adore ! ». D’autres ont choisi de faire de cet événement une journée spéciale comme Dave, originaire du New Jersey, qui raconte comment il a organisé une journée à Manhattan en octobre dernier. « J’ai amené Brooke à l’Empire State Building, au dernier étage et lui ai suggéré de regarder la vue panoramique de la ville à travers l’un des télescopes. J’avais la bague juste dans ma poche et attendais pour la sortir. » Sa femme, Brooke, conclut, le sourire aux lèvres « Et j’ai vu une énorme affiche sur une fenêtre disant, will you marry me, veux-tu m’épouser ? ». Elle est encore sous le charme de cette escapade new-yorkaise où une limousine l’attendait au pied du monument pour les emmener dans un restaurant chic de la ville.
Elles ont toutes vécu un rêve, celui de la remise de leur «engagement ring» dans un décor ou une mise en scène théâtrale inoubliables. Si vous croisez une Américaine demandez lui de vous raconter son histoire. Mais, pourquoi cette tradition existe-elle aux Etats-Unis et ne profitons-nous pas, nous Françaises, d’une telle coutume? Remontons un peu le temps pour en comprendre l’origine.

Un concept marketing des années 20…

Ayant connu une chute de ses ventes en 1919, le célèbre diamantaire américain De Beers, avait engagé la société N.W.Ayer pour créer une campagne de pub. A cette époque, ce procédé marketing était encore très rare, mais le publiciste avait réussi à convaincre les actrices d’Hollywood de porter des bagues en diamant en public. Et, les stylistes de mode s’étaient aussi engagés à parler des dernières tendances en matière de bagues en diamant. Les ventes avaient alors grimpé de 55%, uniquement entre 1938 et 1941. Dans les années 40, la majorité des épouses portaient alors une bague de fiançailles en diamant et une alliance assortie. Mais ce n’est qu’en 1947 que le diamantaire s’approprie la fameuse phrase de la jeune rédactrice américaine Frances Gerety, «A Diamond Is Forever» - Un diamant pour toujours-. Les « engagement rings » sont donc devenues de véritables indispensables au doigt des futures mariées.

Espérons que nos chéris vont prendre exemple sur les Américains le jour de nous demander en mariage, car, nous sommes toutes des romantiques et rêvons aussi d’un diamant pour la vie. Alors, que le vent des «engagement rings» venues d’Amérique souffle sur la France. Bague à la page d'accueil: Tiffany&co Boutique: rue de la paix à Paris

De notre correspondante à New-York : Anne Corrons


 

 
   

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