Luxe

Publié le 11/10/2007
Chez Zilli : au coeur du Luxe à la française
Fashions-addict s'est rendu dans les locaux de ZILLI afin de s'imerger au coeur des ateliers de fabrication et de conception pour un reportage exclusif. Première marque française d'habillement de grand luxe masculin, créée en 1970, la maison Zilli est dirigée depuis ce jour par son fondateur Alain Schimel. Les ateliers de confection ZILLI rassemblent 250 personnes qui s'attèlent à concevoir deux collections annuelles de vêtements et accessoires. La maison Zilli est présente dans plus de 30 pays à travers plus de 25 boutiques et 150 points de vente et 15 aéroports. En 2006, Zilli a connu une croissance de 43% de de son CA (39 millions d'euros de CA) dont 90% réalisé à l'export.


Si elle n’est pas la marque française la plus renommée, ZILLI n’en demeure pas moins l’une des plus dynamique. Le fabricant lyonnais spécialisé dans le sportswear de très grand luxe pour homme, nous à permis de visiter ses ateliers de fabrication situé dans la capitale des gaules.

C'est dans un petit bureau confiné que Gilles ROUSSEL, le responsable de la création et Daniel CHARTON (photo au-dessus), le styliste, aidés de leurs assistantes, mettent au point les futures collections ZILLI. Ils décident des matériaux et des coupes.


La marque ZILLI est surtout reconnue pour sont savoir faire cuir et peaux. La sélection des matières, toutes nobles, est séparée en deux entités distinctes. L’ateliers des cuirs et celui des fourrures.

L’espace alloué aux cuirs à tout d’une caverne d’ali baba où pullulent peaux de crocodiles, serpents, agneaux, autruches, galuchat et grande spécialité maison, de pécari. Ici sont sélectionnées et triées les meilleures peaux selon divers critères (espèce, brillance, grain, couleur, épaisseur et reflet).
Même activité dans l’atelier de fourrure où s’entrecroisent bargouzine, chinchilla et autres visons sélectionnés par l’œil aiguisé du maître fourreur.

L’ensemble des cuirs et des peaux utilisées provient, à l’exception du pécari, d’élevages en France et à l’étranger respectant la convention de Washington.
Ensuite, une fois sélectionnées, les peaux arrivent à l’atelier de découpe. Là encore, tout est fait à la main, suivant des gestes mille fois répété aux cours des décennies passées. Au passage un trie plus minutieux encore des cuirs permet de ne garder que la plus haute qualité, image de marque oblige.



Une fois coupés, les diverses parties des vêtements arrivent à l’atelier d’assemblage. Une partie de l’atelier travaille à assembler les petites pièces (les cols par exemples…) tandis que l’autre monte le vêtement dans son ensemble. Il faudra environ 7 heures à une ouvrière pour monter un blouson. Il est a noter que chez ZILLI, toujours pour des question de qualité, c’est la même et unique personne qui montera un vêtement de A à Z.


Ensuite vient l’étape de la doublure. Ici aussi, l’excellence des matériaux et le savoir faire des ouvrières lyonnaises sont de mise. Quand on sait que les motifs et matériaux de ces doublures sont entièrement personnalisables selon les souhaits de l’acheteur.



Enfin, la finition est assurée par la pose des boutons, bien souvent nacrés et par celle du petit lingot doré symbole de la marque lyonnaise.

Nous espérons que ce petit voyage au travers des processus de fabrication de l’une des marques de luxe les plus emblématiques de la France à l’étranger vous aura permis d’apprécier encore davantage le travail de ceux qui constituent l’envers du décor.

  Reportage réalisé par Bruno Detante
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