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Publié le 04/03/2017
Fashion Week Paris : Maria Grazia Chiuri sublime le bleu chez Dior
Sous l'impulsion de la créatrice italienne Maria Grazia Chiuri, nouvelle Directrice Artistique, la maison Dior semble retrouver un nouvel éclat, un peu comme une nouvelle jeunesse que l'on attendait avec une certaine impatience. Cette saison elle réinvente le bleu. « Parmi toutes les couleurs, seul le bleu marine peut rivaliser avec le noir et présenter les mêmes atouts», écrivait Christian Dior dans son Petit Dictionnaire de la mode. Maria Grazia Chiuri réactive les différents codes de l’héritage maison avec transgression, sans fétichisme ni nostalgie : pour sa collection de prêt-à-porter Automne-Hiver 2017-2018, elle explore cette couleur tant aimée de Monsieur Dior. Le bleu, c’est la couleur de la peinture du XXe siècle, celle qui a apporté profondeur et émotion aux œuvres d’artistes comme Pablo Picasso, Joan Miró, Paul Cézanne ou Marc Chagall.

Une nouvelle collection qui a attiré une pléiade de stars comme on avait rarement vu chez Dior même si la maison de luxe du groupe LVMH est habituée à attiré tous les regards.
La collection est une séquence de pièces qui permettent de reconnecter émotions, sentiments et souvenirs. S’inspirant de sa capuche ample, empruntée aux tuniques des pasteurs, Maria Grazia Chiuri réinterprète l’idée de l’ensemble Chevrier, de la collection de Haute Couture Automne-Hiver 1949, en une série de vestes, de jupes, de robes, de capes, de manteaux et de petits bombers, et revisite l’extravagance de la capuche des origines à l’aune d’une attitude contemporaine plus sportive et à travers un usage transgressif des matériaux : taffetas, velours, motifs chevrons de couverture, maille. Le bleu, symbole chromatique de pouvoir, de beauté et de spiritualité, se déplace entre les tenues no gender et l’expression des différences. Il se place entre la nature et la culture, il est la couleur de l’esprit, du contact avec l’infini, en nous et au-delà. Il initie le lien avec le mystère de la lune, des comètes et des planètes qui explosent sur les robes de soirée en velours opulent ou sur le tulle en dégradé qui se fond dans le bleu-gris des fleurs de lys brodées. Le bleu fascine par sa résonance émotive, mais également par sa qualité sociale. Il possède une véritable transversalité quant aux sexes, aux âges et aux classes sociale.
La collection est une séquence de pièces qui permettent de reconnecter émotions, sentiments et souvenirs. S’inspirant de sa capuche ample, empruntée aux tuniques des pasteurs, Maria Grazia Chiuri réinterprète l’idée de l’ensemble Chevrier de la collection de Haute Couture Automne-Hiver 1949, en une série de vestes, de jupes, de robes, de capes, de manteaux et de petits bombers, et revisite l’extravagance de la capuche des origines à l’aune d’une attitude contemporaine plus sportive et à travers un usage transgressif des matériaux : taffetas, velours, motifs chevrons de couverture, maille. Le bleu, symbole chromatique de pouvoir, de beauté et de spiritualité, se déplace entre les tenues no gender l’expression des différences. Il se place entre la nature et la culture, il est la couleur de l’esprit, du contact avec l’infini, en nous et au-delà. Il initie le lien avec le mystère de la lune, des comètes et des planètes qui explosent sur les robes de soirée en velours opulent ou sur le tulle en dégradé qui se fond dans le bleu-gris des fleurs de lys brodées. Le bleu fascine par sa résonance émotive, mais également par sa qualité sociale. Il possède une véritable transversalité quant aux sexes, aux âges et aux classes sociale.

À l’opposé du symbole de la Sainte Vierge et de celui des rois de France, le bleu, c’est aussi la couleur du vêtement de travail : le workwear. Bleu des pantalons amples, des blouses et des chemises délavées, qui viennent donner une identité nouvelle à l’histoire de la couleur dans la Maison.
Maria Grazia Chiuri s’est plongée dans la complexité de cette couleur, avec la complicité de la musique blues et de ses grandes interprètes, comme Nina Simone et son Blue Prelude, clin d’œil à la féminité de cette couleur qui unit, dans un continuum agité, la profondeur de la mer à l’infini de la voûte céleste.

Source : Dior

Fashions-addict.com