Fashion Week Paris : un début en noir et blanc

Defiles | Publié le 04/03/2009 14:29:18
C'est donc parti pour la fashion week parisienne. L'une des plus indécise de ces dernières années tant la situation économique mondiale est présente dans toutes les têtes. On peut faire deux lectures de cette situation. Les budgets limités permettent d'innover et de trouver de nouvelles idées et ainsi changer les habitudes, par exemple en ne défilant pas au Carrousel du Louvre mais dans des salles plus petites. Où alors la crise est un frein indéniable et on se limite au strict minimum. Toujours est-il que les journalistes et acheteurs internationaux sont beaucoup moins nombreux et quelques sièges vides eux sont bien présents.

C’est la créatrice Corinne Cobson qui a ouvert cette nouvelle Fashion Week parisienne, mercredi après-midi, dans ses locaux du Marais devant une centaine de personnes. L’enfant terrible de la mode, qui avait fait une véritable révolution dans les années 90 avec ses collections parées de lycra et de molleton, est revenue en force sur les podiums. Elle a présenté des silhouettes faciles à porter avec des notes d’humour pailletées: pantalons moulants en satin noir, jupe courte à volants de dentelle, robe courte noire à volants de plumes, blousons courts aux poches serties de paillettes. Le mélange de matières est détonnant: soie, Lurex, laine, velours, et le rouge vient égayer en touches, l’indétronable noir. Les nœuds en vinyle noir accompagnent toutes les tenues, en ceintures, serre-têtes ou énormes bagues. Et pour profiter de ces tenues, les Doc Martens noires ont refait leur apparition tant pour le jour que pour la nuit. Une collection rock, glamour aux accessoires exubérants !

Au salon des miroirs, le duo Ophélie Klere et François Alary ont encore une fois fait preuve d’humour noir pour la marque Dévastée. Aucune couleur pour leur automne/hiver 2009-2010, seuls le noir et blanc ont défilé sous toutes leurs versions: rayures, carreaux ou imprimés marguerite. Une collection dont on ne retiendra que le nom macabre “Pushing up the daisies”, équivalente de notre expression française “manger les pissenlits par la racine”, mort et sombre comme le veut l’emblème de la marque.

Kris Van Assche, le directeur artistique de Dior Homme, a proposé un vestiaire très sombre où le noir prédomine. Il nous propose pour l'hiver prochain de longues robes dans un style djellaba sur pull à col roulé souvent accompagnés d'accessoires ethniques. Une collection très enlevée et variée proposant également des pantalons moulants et le classique legging.

En fin de soirée la créatrice portugaise Fatima Lopes clôturait cette première journée. Une vraie réussite, Fatima se renouvelle complètement et propose de nombreux modèles où là encore le noir prédomine simplement interrompu par quelques superbes touches blanches ou rouge sang. Une collection qui se veut spirituel, la créatrice s'étant inspirée des madones, ces vierges icôniques symboles de beauté et de sainteté. Une silhouette très sobre avec des coupes très structurées mais modernes. Sans doute l'une des plus belles collections que la créatrice présente à Paris.

Par A.C et L.L
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