Giorgio Armani ouvre les portes de sa maison pour l’été 2026

News | Publié le 03/02/2026 09:33:01
La campagne Printemps/Été 2026 de Giorgio Armani est photographiée pour la première fois dans sa maison milanaise, entre héritage, élégance et intemporalité.

Pour la première fois de son histoire, la marque Giorgio Armani choisit de dévoiler sa nouvelle collection Printemps/Été 2026 à l’intérieur même de la maison milanaise du créateur italien située sur la Via Borgonuovo. Un geste fort, presque intime, qui dépasse le simple cadre d’une campagne de mode. Plus qu’un décor, ce lieu devient un manifeste silencieux de tout ce que représente Armani : une élégance sans tapage, une vision du style comme prolongement de l’être, et un rapport au temps profondément singulier. C'est aussi un hommage au styliste italien disparu en septembre 2025.

Photographiée par Oliver Hadlee Pearch, la campagne prend place dans la résidence personnelle du créateur, située dans le bâtiment qui accueille également les défilés de la maison. Un espace habité, vivant, loin d’un musée figé, encore aujourd’hui occupé par Leo Dell’Orco. Ce choix n’est pas anodin. Il incarne l’idée de continuité chère à Giorgio Armani, celle d’un retour aux origines non pas comme un regard nostalgique, mais comme une avancée naturelle dans un parcours créatif qui refuse les ruptures artificielles.

Une maison comme prolongement du style Armani

Les images et la vidéo de campagne déroulent un récit visuel feutré, presque cinématographique. Les différentes pièces de la maison, baignées d’une lumière douce, deviennent les témoins d’une mémoire toujours active. Ici, chaque détail compte : le mobilier, les sculptures, les œuvres d’art, les objets personnels. Rien n’est décoratif au sens superficiel. Tout raconte une histoire, celle d’un homme dont l’esthétique a toujours été indissociable de sa façon de vivre.

Dans cet écrin intime évoluent Vittoria Ceretti, muse récurrente de la maison, et Clément Chabernaud, accompagnés d’Aboubakar Conte, Zhaoyi Fan et, pour les images Armani Eyewear, de Greta Hofer. Les silhouettes se déplacent naturellement entre intérieur et jardin, comme si les vêtements faisaient partie intégrante du lieu, et inversement. Il ne s’agit pas de poser, mais d’exister dans l’espace.

La vidéo de campagne renforce cette sensation de proximité grâce à un choix particulièrement émouvant : la voix off n’est autre que celle de Giorgio Armani lui-même, extraite du film iconique Made in Milan. Une voix authentique, reconnaissable entre toutes, qui ancre encore davantage la campagne dans une dimension personnelle et intemporelle.
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Une élégance fluide qui traverse le temps

Côté collection, le vestiaire Printemps/Été 2026 prolonge cette philosophie de l’évidence. Les mannequins portent des costumes structurés mais jamais rigides, des robes aux lignes douces, des pulls et des chemises qui épousent le corps sans le contraindre. Tout semble couler de source. L’allure prime sur l’effet, la sensation sur la démonstration.

Ce qui frappe, c’est cette impression de naturel absolu. Rien n’est forcé, rien n’est spectaculaire au sens classique du terme. Armani continue de défendre une mode qui ne cherche pas à impressionner, mais à accompagner. Une façon d’être et de s’habiller qui traverse les saisons, les tendances et les générations sans jamais perdre de sa pertinence.

Les œuvres d’art visibles dans la campagne viennent renforcer ce dialogue entre mode et culture. On y reconnaît notamment un portrait de Giorgio Armani signé Andy Warhol datant de 1981, mais aussi des œuvres de Francesco Clemente, Antonio Lopez, Silvio Pasotti et Gary. Autant de présences artistiques qui témoignent du regard curieux et profondément esthétique du créateur, et de son rapport instinctif à la création sous toutes ses formes.

En choisissant sa maison comme décor, Giorgio Armani brouille volontairement les frontières entre privé et public, entre passé et présent, entre mode et art de vivre. La campagne Printemps/Été 2026 ne cherche pas à raconter une histoire nouvelle, mais à rappeler que la plus belle des modernités réside parfois dans la fidélité à soi-même.



Par la rédaction
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