Kobold fait du VK7 le héros d’un film de dix minutes

News | Publié le 30/09/2026 12:15:46
Film Kobold VK7
Kobold met son VK7 au cœur du film « 10 min d’une vie », une création cinématographique qui raconte le temps gagné autant que la performance.
Avec « 10 min d’une vie », la marque allemande Kobold choisit le cinéma pour raconter autrement son aspirateur-laveur VK7. Nous avons assisté à la projection parisienne du film en présence de Yaël Tolédano, de l’équipe créative de Tastee et du réalisateur Alexandre Mameli, avant de nous pencher sur ce produit premium qui veut faire du temps gagné sa véritable innovation.

« 10 min d’une vie », quand Kobold préfère raconter une histoire plutôt qu’un aspirateur

Faire d’un aspirateur le personnage principal d’un film de dix minutes n’est pas exactement la voie la plus attendue pour parler d’électroménager. C’est pourtant celle empruntée par Kobold avec « 10 min d’une vie », projet que nous avons découvert lors de son avant-première au cinéma Le Lincoln, à Paris, le 28 septembre. Dans la salle, Yaël Tolédano, directrice marketing de Vorwerk France, les équipes créatives à l’origine du projet, dont Max Vedel, directeur de création de tigrz et Tastee, ainsi que le réalisateur Alexandre Mameli sont venus expliquer cette approche inhabituelle. Le principe est simple mais suffisamment radical pour rompre avec les démonstrations techniques habituelles : durant dix minutes, le spectateur adopte en partie le point de vue du VK7 et observe une famille vivre, se croiser, partir, revenir, ranger, danser et partager son quotidien. L’appareil devient ainsi un témoin privilégié de ces instants ordinaires, jusqu’à acquérir sa propre personnalité. Kobold veut moins parler ici de puissance d’aspiration que de ce que la technologie peut rendre à ses utilisateurs : du temps.

Cette idée du temps constitue justement le point de départ du film. Au cours de la discussion organisée après la projection, Yaël Tolédano l’a rappelé très simplement : « 10 minutes, c’est notre promesse, avec l’appareil, de nettoyer 60 mètres carrés en 10 minutes. » Une donnée fonctionnelle devenue matière narrative. La réflexion aurait même commencé autour d'un film de vingt minutes, correspondant au temps nécessaire pour traiter une surface de 120 m², avant que l’équipe ne retienne une durée plus resserrée. Max Vedel expliquait de son côté la volonté de revenir à une écriture plus lente et plus humaine, à rebours de contenus sociaux souvent conçus pour accrocher le regard en quelques secondes. Une phrase prononcée lors de la soirée résume assez bien cette ambition : « On ne prend plus le temps de raconter des histoires. » Le pari de Kobold consiste précisément à reprendre ce temps, quitte à proposer un format inhabituellement long à l’heure des Reels, Shorts et TikTok.

Le traitement visuel donne au projet une dimension supplémentaire. Plutôt que de filmer constamment le produit comme un objet à admirer, Alexandre Mameli et son équipe ont travaillé sur une caméra placée au niveau de l’aspirateur afin de construire de véritables prises de vue subjectives. Le réalisateur racontait d’ailleurs que deux VK7 avaient été nécessaires, l’un présent à l’image et l’autre transformé en dispositif de tournage, équipé d’un rig permettant de fixer la caméra sur sa tête. « L’accroche sur l’aspirateur, c’était le gros challenge », expliquait-il, avant d’ajouter qu’un autre défi consistait à « rendre aussi l’aspirateur attachant ». La démarche est assez révélatrice de l’évolution de la communication des marques premium : la technologie n’est plus uniquement exposée à travers une succession de performances ou de chiffres, elle doit désormais s’intégrer à un univers et provoquer une émotion. Le film joue même avec quelques références cinématographiques, notamment un clin d’œil revendiqué à Amélie Poulain dans une scène où le personnage de Laurent, le père de famille, prend un plaisir presque obsessionnel à nettoyer et ranger son intérieur. Il est notamment fasciné par le bruit de son appareil quand celui ci passe d'une surface à une autre. 

Cette ambition cinématographique n’est d’ailleurs pas déconnectée de la nouvelle stratégie numérique de Vorwerk. En 2026, le groupe a confié à Tastee l’accompagnement social de ces deux marques Thermomix et Kobold, avec une volonté affichée de développer des productions pensées pour Instagram, TikTok, YouTube Shorts ou Facebook tout en installant davantage les marques dans la culture contemporaine. Max Vedel a lui-même rejoint tigrz et Tastee cette année comme directeur de création. Avec ce film volontairement long, destiné ensuite à être décliné en séquences plus courtes sur les réseaux sociaux, l’agence inverse presque la mécanique habituelle du social media : le contenu principal prend son temps et ses déclinaisons s’adaptent ensuite aux plateformes. Une manière assez habile pour Kobold de dépasser le discours de l’électroménager et de donner à son produit vedette un territoire de marque beaucoup plus lifestyle.


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Kobold VK7VK7, près d’un siècle d’expertise Kobold concentré dans un aspirateur-laveur

Si le film peut se permettre de laisser la technique hors champ pendant une bonne partie de ses dix minutes, c’est aussi parce que le Kobold VK7 possède derrière lui une histoire industrielle solide. La marque du groupe familial allemand Vorwerk, fondé en 1883, fait remonter son histoire au Modèle 30 de 1929, présenté comme le premier aspirateur-balai portatif du marché. À l’époque, Vorwerk est encore spécialisé dans les tapis et les moquettes haut de gamme. Au fil des générations, le fabricant va faire évoluer le concept avec le VK120 en 1983, le VK130 en 1998, le VK140 en 2010, le VK150 en 2013, le VK200 en 2016 puis le VB100 sans fil en 2019, avant l’arrivée du VK7 en 2022. Cette chronologie raconte aussi les transformations du marché : les imposants aspirateurs traîneaux ont progressivement laissé du terrain aux solutions sans fil et aux robots, tandis que le segment premium s’est déplacé vers des appareils multifonctions associant efficacité, ergonomie, qualité de fabrication, design et services.

Le VK7 matérialise parfaitement cette évolution. Fabriqué et assemblé sur le site historique de Vorwerk à Laaken, à Wuppertal en Allemagne, l’appareil est pensé comme une plateforme à laquelle viennent se connecter différentes brosses et différents accessoires. Sa configuration la plus intéressante demeure celle associée à la brosse DuoSpeed SP7, capable d’aspirer et de laver simultanément les sols durs. La lingette microfibre est humidifiée automatiquement et effectue 1 350 mouvements par minute, tandis que Kobold annonce une consommation d’eau cinquante fois inférieure à celle d’une serpillière traditionnelle. C’est précisément cette combinaison qui permet à la marque de revendiquer les fameux 60 m² aspirés et lavés en dix minutes, promesse devenue le scénario du film.

L’approche premium ne se limite pas aux performances brutes. Le VK7 dispose de quatre niveaux d’aspiration, adapte son fonctionnement aux différents revêtements et reçoit une batterie lithium-ion rechargeable en environ deux heures. Le système de filtration utilise un sac à quatre couches destiné à emprisonner poussières fines, poils d’animaux et allergènes. Certifié par le TÜV, l’ensemble revendique la capture de 99,99 % des poussières et allergènes. La batterie amovible permet par ailleurs d’envisager de plus grandes surfaces tandis que la poignée pivotante, la position parking et le système d’affichage intégré cherchent à rendre l’appareil plus intuitif. Le VK7 bénéficie également d’une garantie de cinq ans, hors dispositions spécifiques concernant notamment la batterie.

Kobold travaille également davantage la dimension esthétique de ses appareils. La VK7 Black Limited Edition, avec son noir mat et ses détails argentés, assume ainsi de transformer un objet que l’on cachait autrefois dans un placard en équipement pouvant rester visible dans un intérieur contemporain. Cette évolution n’est pas anodine. Elle rapproche certains appareils domestiques des codes désormais bien installés dans la high-tech et le petit électroménager premium, où la silhouette, les matières et l’intégration dans la maison comptent presque autant que la fiche technique. Le prix replace cependant clairement le VK7 dans le haut du marché : le Pack Essentiel aspirateur-laveur VK7 est actuellement affiché à 1 099 euros, tandis que le VK7 configuré comme aspirateur seul apparaît à 999 euros sur le marché français. La Black Limited Edition est également proposée dans différentes configurations.

Ce positionnement s’accompagne d’un modèle commercial toujours singulier. Kobold conserve son réseau de conseillers à domicile tout en développant l’e-commerce et ses boutiques physiques, créant une expérience qui se rapproche davantage de la démonstration personnalisée que de l’achat traditionnel d’électroménager. Vorwerk revendiquait par ailleurs 3,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2024 et une présence dans 61 pays, signe du poids pris par ce modèle de vente directe dans l’univers de l’équipement premium de la maison. Fashions-addict avait déjà suivi cette histoire en 2019 lors du lancement du Kobold VB100, dont nous avions notamment apprécié la maniabilité et le positionnement sans fil. Relire notre article « Kobold, l’aspirateur qui vous facilite la vie »

Avec « 10 min d’une vie », Kobold fait donc davantage qu’habiller le VK7 d’une nouvelle campagne. La marque cherche à déplacer la conversation : moins parler du ménage que du temps qu’il monopolise. Une façon plutôt contemporaine de vendre un produit technologique haut de gamme sans le réduire à sa seule fiche technique. Et après avoir vu l’aspirateur devenir tour à tour caméra, narrateur et presque membre de la famille pendant dix minutes, il faut reconnaître que l’exercice donne au très quotidien geste de passer l’aspirateur une dimension assez inattendue.

Par la rédaction
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