Culture

Publié le 04/11/2013
L'interview : Zaho, la jolie plume du rap français
Aujourd'hui Zaho s'affirme plus que jamais comme une valeur en hausse dans le monde de la musique. En un peu plus de cinq ans elle a tracé une jolie route avec deux albums remarquables. Dans quelques jours elle défendra son nouvel album "contagieuse" sur la scène de l'Olympia. L'occasion pour Fashions-addict.com de rencontrer Zaho afin de découvrir qui se cache derrière cette jolie plume.


Il aura fallu cinq ans pour ce nouvel album, pourquoi autant de temps ?
En fait il ne faut pas compter à partir de la date de sortie de mon premier album mais plutôt de la fin d'exploitation de l'album "Dima" et donc au final je n'ai mis qu'un an et demie pour préparer ce nouvel album. Sur le premier album on a travaillé 4 singles qui avaient chacun une durée de vie de 4 mois donc cela prend du temps. Ensuite j'ai aussi fait une grosse tournée de 295 dates. J'ai aussi travaillé pendant plus de huit mois sur l'album de Christophe Willem dont j'ai écrit 11 titres sur 12, ce qui est pas mal. Dans le même temps j'écrivais aussi le mien et ce depuis le premier album.

La musique urbaine est devenue très populaire, ce succès
vous surprend-il ?

Non puisque c'est de cycles, c'est comme les religions, il y a des périodes d'éclat et d'autres moins. Il y a dix ou quinze ans elle était à son top, il y a eu un petit passage à vide et là c'est de nouveau tendance, ça devient " IN ". C'est cool c'est même très bobo d'écouter du hip hop. Les gens redécouvrent le rap old school. Moi ça me fait plaisir et vaut mieux tard que jamais, ça donne un cachet vintage à tous ça. Aujourd'hui on est connaisseur quand on connait le hip hop.

Comment l'expliqueriez-vous ?
C'est comme la nourriture de maman c'est meilleur le lendemain. C'est un peu comme ça cette musique. Il faut laisser du temps pour que les gens s'imprègnent de cette culture urbaine.

Est-ce difficile de devenir un modèle pour de nombreuses jeunes filles ?
Ce n'est pas mon but de devenir un modèle. On le devient malgré soi. C'est pas difficile parce que je ne l'ai pas souhaité. Je suis devenue cela malgré moi. Maintenant ce qui peut être parfois compliqué c'est d'expliquer que je ne suis pas parfaite que je peux commettre des écarts, des erreurs, que moi-même je me cherche au quotidien et que je ne suis pas mieux que d'autres. Ceux qui écoutent mes textes savent qu'il y a un soupçon de doute dans ma vie comme il y en a dans la vie de tous le monde. Parfois y'a des moments d'euphorie, de joie, de tristesse, je passe moi aussi un peu par tous les états. Faut s'attarder au-delà de l'image, il faut regarder l'artiste pour mieux me connaitre. On est tous un peu pareil. Souvent on me dit que mes textes parlent aux personnes qui écoutent mes chansons.

Quel message souhaiteriez-vous transmettre ?
Moi je trouve ça un peu ... Je vais le dire, "nase" de transmettre des messages. Je souhaite surtout transmettre des émotions, je ne sais rien de la vie. Ce que je sais c'est que je suis vivante que j'existe et que je veux raconter ce que je vie à travers mon art qui est la musique. Maintenant je veux véhiculer des émotions, je veux toucher les gens d'une manière ou d'une autre. Après les messages c'est autre chose, moi même j'apprends encore, je n'ai pas la prétention d'envoyer des messages.

Êtes-vous attentive à votre image ?
Autant que je l'étais avant même de penser à chanter dans ma vie. Je suis consciente de ma personne extérieurement de ce que je peux dégager. Pas plus que de se regarder devant un miroir avant de sortir et de se dire "ah tiens là je suis un peu nase, ça serait mieux que j'attache mes cheveux" ou alors "oups j'ai un petit bouton, il vaut mieux que je mette la mèche par là" ... Donc en fait pas plus qu'une personne qui est consciente de son image.

Votre lien à la mode ?
Moi, j'adore la mode. J'achète des magazines, je vais sur internet comme sur Fashions-addict.com. Je m'intéresse un peu à tout ce qui sort mais surtout aux silhouettes. Je m'intéresse pas aux pièces seules. Dans un look une pièce moche peut apparaître très très bien dans une silhouette.

Pourquoi avoir accepté de participer au projet Génération Goldman ?
Parce que c'est un beau projet. Parce que j'aime aussi l'artiste Jean-Jacques Goldman, que je l'écoute quand j'étais jeune. Que le projet est très bien fait. C'est aussi l'occasion pour mon public de découvrir Goldman et vice versa que le public de Jean-Jacques Goldman puisse découvrir Zaho.

Qu'écoutez-vous comme musique ?
J'écoute de tout. Dernièrement j'ai beaucoup écouté les dernières productions de Justin Timberlake, Kendrick Lamar, Jay Z pour la musique urbaine mais aussi Lana del Rey, Grand Corps Malade .... J'écoute aussi de vieux morceaux comme des classiques de Police, Genesis, Phil Collins, Sting, Freddy Mercury etc etc ....

Que fait Zaho quand elle a un peu de temps ?
Je fais du sport. Je vais courir souvent. J'ai un coach qui me fait souffrir. Au moins une heure de course et ensuite des exercices interactifs pendant 30 minutes.

Bientôt en concert à l'Olympia qu'attendez-vous de ce moment ?
Rien à part beaucoup d'émotions et que ce soit mémorable. On ne peut pas prévoir comment ça va se passer mais on peut se dire que quoiqu'il arrive on sera à 100%. Il faut que je surprenne les gens d'autant plus que certaines personnes m'ont déjà vu en tournée c'est donc le moment de les surprendre avec une grosse mise en scène, beaucoup d'invités. Des surprises, moi-même sur certains instruments .... C'est le moment de découvrir mon univers et que les gens puissent se déconnecter de leur quotidien pour rentrer dans mon monde. Rendez-vous donc le 19 novembre à l'Olympia ...
Propos recueillis par Marie Joe Kenfack

Infos pratiques :
Réédition Album "Contagieuse" en bac depuis le 28 octobre

Distribution : Parlophone - Warner Music Group

Zaho en concert unique à l'Olympia le 19 novembre 2013 et en tournée


 
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