Le Festival de Cannes a choisi Spike Lee comme Président

Culture | Publié le 14/01/2020 13:52:38
Succédant à Alejandro G. Iñárritu, le cinéaste américain Spike Lee sera le président du jury du prochain Festival de Cannes a-t-on appris aujourd'hui dans un communiqué de presse. Véritable icône d'un certain cinéma américain le réalisateur Spike Lee, 62 ans, est également scénariste, acteur, monteur et producteur.

Une légende du cinéma américain

Auteur d'un cinéma sans concession avec un style très personnel Spike Lee aura la mission de présider à Cannes un Jury qui sera dévoilé à la mi-avril, Spike Lee décernera la Palme d’or à l’issue de cette 73e édition du Festival de Cannes qui se tiendra du 12 au 23 mai 2020. Véritable légende du cinéma mondial avec des films engagés Spike Lee était revenu à Cannes en 2018, après 22 ans d’absence, pour présenter en compétition le film "BlacKkKlansman : j’ai infiltré le Ku Klux Klan" dans lequel il livrait une nouvelle preuve éclatante d’une colère toujours très forte. Le film a été couronné par le Grand Prix puis par le premier Oscar que le réalisateur reçoit pour l’un de ses films.
Pierre Lescure, Président, et Thierry Frémaux, Délégué général, ont commenté : « Le regard de Spike Lee est plus que jamais précieux. Cannes est une terre d’accueil naturelle et une caisse de résonance mondiale pour ceux qui (r)éveillent les esprits et questionnent chacun dans ses postures et ses convictions. La personnalité flamboyante de Spike Lee promet beaucoup. Quel Président de Jury sera-t-il ? Rendez-vous à Cannes ! »
On vous recommande également ces articles :
Pharrell Williams imagine une montre pour Richard Mille
Vanessa Seward créatrice invitée chez La Redoute
Éric Bompard dévoile une collection capsule en collaboration avec les Sauveteurs en Mer
Spike Lee est né à Atlanta en 1957 il a grandit à Brooklyn à New-York, Shelton Jackson Lee se considère d’abord comme un auteur filmant ses propres scénarios. Le franc-tireur du cinéma US impose sa signature dès ses débuts : des sujets forts ou audacieux, une mise en scène affûtée, des dialogues percutants, une maîtrise du rythme soutenu, une bande-son au diapason. Depuis près de 30 ans il propose un cinéma unique qui a commencé avec son premier film en 1986, Nola Darling n’en fait qu’à sa tête (She’s Gotta Have It). Satire sentimentale aux allures de documentaire sociologique. Ses longs métrages suivants – Do the Right Thing en 1989 suivi deux ans plus tard par Jungle Fever – marqueront le Festival de Cannes. Spike Lee capte les enjeux de son époque comme le machisme et l’instinct grégaire (Summer of Sam), la représentation des afros-américains dans les médias (The Very Black Show) ou la perte des valeurs morales (She Hate Me). Il livre aussi un discours universel sur la tolérance, la fraternité (Get on the Bus) ou le pardon (He Got Game). Que ce soit dans un biopic (Malcom X), un poème (La 25e Heure) ou un thriller de la plus pure tradition hollywoodienne (Inside Man), Spike Lee affirme son savoir-faire dans la fiction, aussi bien que dans le documentaire (4 Little Girls, Katrina).
Spike Lee a commenté : « Tout au long de ma vie, a-t-il écrit dans une longue déclaration (en intégralité ci-dessous), les événements heureux me sont arrivés de façon inopinée sans que je m’y attende. Quand on m’a appelé pour devenir Président du Jury de Cannes en 2020, je n’en suis pas revenu, j’étais à la fois heureux, surpris et fier. [...] À titre personnel, le Festival de Cannes (outre le fait qu’il soit le plus grand festival de cinéma au monde – sans vouloir offenser qui que ce soit) a eu un impact énorme sur ma carrière de cinéaste. On pourrait même aller jusqu’à dire que Cannes a façonné ma trajectoire dans le cinéma mondial. »

 

Par Fashions-addict.com 
Publicité