Nos pépites du salon Maison & Objet 2025 à Villepinte

Déco | Publié le 18/09/2025 14:08:37
Maison&Objet référence mondial dans le secteur du design et de la décoration est le salon incontournable pour découvrir les tendances et créateurs de demain.

Votre magazine s’est rendu début septembre au Parc des Expositions Paris Nord Villepinte afin d’arpenter les allées de cet immense salon afin de dénicher quelques pépites que nous vous proposons de découvrir. Cette année le parcours de visite a été simplifié et optimisé autour de six offres clés. Les arts de la table et convivialité au Cook & Share, dans l’espace Decor & Design on retrouve la décoration et le design d’intérieur, Craft rassemble les métiers d’art et les savoir-faire artisanaux, l’espace Fragrance & Wellness est consacré aux parfums d’intérieur et au bien-être, la mode et accessoires est regroupé au Fashion & Accessories, et Gift & Play permet de découvrir des cadeaux et jeux.

Mei Mei ChapeauxMei Mei, chapeaux et pics à cheveux

Notre première pépite a été découverte sur le stand Taiwable. On a découvert la marque Mei Mei France Chapeaux qui a été fondée par Mei-chuan Yang en France et Mei-ling Lee à Taiwan. La modiste Mei-chuan Yang lauréate du premier prix des Estivales du Chapeau Caussade en 2018 est une habituée à d'autres concours de chapellerie renommés tels que les Rencontres Internationales des Arts du Chapeau  à l'Atelier-Musée du Chapeau à  Chazelles près de Lyon , les concours de chapeaux NHV aux Pays-Bas. Mei-chuan est basée à Lyon où elle conçoit des chapeaux sur mesure depuis plus de30 ans.
De son côté, l'administratrice Mei-ling Lee est basée à Taïwan pour promouvoir l'artisanat de la chapellerie et organiser des expositions et des ateliers de chapellerie en Asie.
La créatrice Mei-chuan Yang dessine ses objets et les artisans fabriquent avec du bambous 100 % naturel et fumé sur place, un processus très difficile à réaliser. On a beaucoup aimé un modèle de chapeau et les piques à cheveux. En Thailande ces accessoires ont une signification très importante nous confie Mei Mei : lors d’un mariage chaque invité porte un pic pour signifier son rang dans la société, de l’enfant à la personne âgée.

Atelier Tison

Atelier Tison à l'espace Craft

L’Atelier Tison combine artisanat et design pour créer des pièces uniques en laiton comme cette bibliothèque exposée lors de ce salon. Rencontre avec Victor Tison, 31 ans, à l'origine de ce projet." J’ai une formation de chaudronnier et après 12 ans dans le métier j’ai développé différentes techniques notamment celui de tôlier formeur qui m’a permis de créer mes premières pièce en tôle formée et ensuite développer cette technique sur les tubes qui m’ont permis de créer cette bibliothèque qui me permet d’aller encore plus loin dans mes conceptions, parce que cette bibliothèque  est  faite de  douze vis qui  se démonte de A à Z, on peut changer les diamètres de tubes, on peut jouer avec les textures, les tubes on peut jouer avec les matériaux des plateaux c’est le champ de l’infini qui s’ouvre." Victor a un parcours professionnel atypique. " Je n'ai pas fait d’école de design, étant complètement autodidacte je suis fier de mon parcours et surtout des personnes qui ont cru en moi, l’école de la vie m’a beaucoup appris." Pourquoi une bibliothèque avec douze vis ?
L’idée était vraiment de gagner en hauteur, et une bibliothèque aussi fine et légère si je l’avais fait en une seule pièce, pour stocker, transporter ça aurait été très difficile, quand on est artisan on a un petit atelier , il y a vraiment une réflexion de la conception et du design. Victoir propose des pièce suniques comme cette bibliothèque en laiton exposée au salon. " Cette pièce est pour moi une belle réussite pour un autodidacte, je remercie les personnes qui me soutiennent dans ce projet, la fondation Banque Populaire et les ateliers d’art de France et d’autres entités françaises qui vont suivre mais dont je dois pour l’instant taire les noms. Pour la distribution, j’ai un agent à New York et une galerie qui n’est pas la mienne (rires) cette Galerie présente mon travail, c’est la seule pour l’instant. "

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Paolo Santangelo

Les objets en céramique de Paolo Santangelo

Toujours dans l'espace Craft on a croisé les réalisations d'un italien qui mérite toute notre attention. " Je m’appelle Paolo Santangelo j’ai 31 ans je viens du Sud de l’Italie et je travaille avec de la céramique blanche. J’utilise la céramique blanche parce que la couleur est très brillante et plus forte, cela me permet de réaliser mes couleurs moi-même comme l’orange, le vert, le rose, le rouge etc.… On reconnaît mon travail par l'utilisation de cercles et des formes géométriques. Tout a été étudié pour être immortel vu que ça ne suit aucun style ou aucune tendance. Je réalise les designs qui sont beaux, aujourd’hui, demain et à l’infini."
D’où vous est venue cette idée de Cercle ? " Pour moi le Cercle est une forme qui est parfaite, il n’y a pas d’angle, c’est très versatile, je joue avec la macro et le micro tout ensemble a créer des formes innovantes en même temps, des produits que j’aime créer avec une vision esthétique qui me plaît énormément Je recherche de la perfection dans mon travail,  le cercle est quelque chose de parfait mais il n’est pas si parfait que ça. Faisant tout à la main le cercle me donne du fil à retordre, surtout pour moi qui  aime la perfection couplée avec l’esthétique…. Je cherche la perfection, je sais que ce n’est pas possible d’ avoir la perfection , pour moi la beauté de la vie est d’essayer de trouver la perfection."
" Je sors d’une école de design de produit en Italie qui s’appelle l'Institut Européen  de design et aussi j’ai travaillé dans des magazines de mode comme Vogue, Vanity Fair  avant de me lancer dans la céramique j’étais photographe de mode et pendant la Covid j’ai voulu commencer à travailler avec de la céramique pour exprimer ma sensibilité et mon esthétique. Exprimer ce qu'est ma vision de la beauté.
La forme cercle est ma signature, l’importance pour moi est que lorsque tu vois un produit, tu peux dire Paolo Santangelo, je crée tout ce qui permet à un intérieur de vivre en harmonie, tasses, vases, plats, assiettes, bols etc..... Je peux tout faire et toujours avec mes dix doigt (rires).
Pour l’instant je ne suis pas distribué en France mais je suis à Milan en Italie dans les boutiques, j’espère que Maison & Objet me permettra de trouver les distributeurs français."

HesméeHesmée, du béton à la décoration

Dans l'espace Design & Déco on a remarqué la marque Hesmée. Ils nous proposent du Mobilier et des objets en béton aux inspirations méditerranéennes. Rencontre avec Cécile  Libouban ,30 ans, une jeune femme rayonnante qui a lancé Hesmée avec son compagnon Raphaël Paglino 28 ans. 
Pourquoi Hesmée ? " C’est la combinaison de deux prénoms : Esdia qui est la déesse du feu et Aimé qui représente la douceur. C’était pour représenter les deux tempéraments avec mon collaborateur qui est aussi mon compagnon dans la vie hors travail (rires). Je sors de l’école de design ECV, l'École de référence en Design d'Espace et architecture d'intérieur, j’ai toujours été attiré par tout ce qui était manuel, mettre les mains dans la matière c’était un peu inné aussi. Je suis complètement autodidacte dans le touché du béton, c’est une matière que je n’avais jamais explorée et un jour, nous dévions offrir des présents de Noël à nos proches et nous voulions offrir autre chose et nous avions décider d’explorer le béton et voilà ou ça nous a emmené, trois ans plus tard, là ou nous sommes aujourd’hui."
Comment sont nés les carreaux en béton ?  " Un jour mon compagnon m’a regardé à 23h et m’a dit je sais comment faire les carreaux pourtant ça faisait un an que nous cherchions à faire les carreaux, et nous voila dans notre petit atelier à faire des expériences jusqu’à ce que vous voyez aujourd’hui."
" Nous sommes basés à Marseille et aujourd’hui nous travaillons dans le garage de mes parents, mais apres Maison  & Objet nous allons prendre un atelier de 250 m²  toujours à Marseille, et nous faisons tout à la main dans le 9eme à Marseille. Les couleurs me viennent comme ça, en fait les carreaux sont très difficiles à faire et le plus problématique est lorsqu’on mélange les couleurs on ne sait pas du tout ce que ça va être, on le sait que le lendemain.C’est notre première fois au salon et nous sommes là pour montrer notre travail et notre passion, pour l’instant nous ne sommes distribués. Je dessine et mon compagnon réalise la fabrication et nous espérons qu’après Maison et Objet nous allons trouver des distributeurs. "
 

Native UnionNative Union relance le Pop Phone le téléphone vintage

Direction la zone Gift & Play et plus particulièrement sur le stand de Native Union. Une marque qui entend bien redéfinir les essentiels tech du quotidien pour le mode de vie moderne. Des essentiels durables et intemporels, conçus pour résister à l’épreuve du temps. Et c'est le Pop Phone (photo en haut) qui nous a vraiment séduit.
Souvenez-vous nos anciens téléphones filaires à domicile avec le combiné qu’on décrochait pour répondre ? C’est hyper vintage. Voici aujourd'hui sa version actualisée. Igor Duc, présent sur le stand est le pdg des accessoires tech de Native Union. Igor a monté Native Union il y a de cela 16 ans l’objectif était de redonner de désirabilité à des produits pratiques de notre quotidien. Les nouveaux produits technologiques que l'on utilise chaque jour n'étant pas très inspirant la marque a essayer de rajouter du design, de la qualité et de l’expérience. " Le tout premier produit que nous avions lancé à nos débuts c’était ce combiné rétro qu’on connectait  à son Blackberry pour avoir son écran en face de soi tout en parlant, ça été un vrai succès et ensuite on a fait évolué nos produit et pour les 16 ans on relance la version modernisée du Pop Phone. On l’a mis au goût du jour avec la version usb-c pour que cela soit compatible avec tout les appareils. On a changé tout ce qui est  micro et haut parleur pour que le son soit un son de qualité et non un gadget et surtout il y a ce côté complètement décalé, iconique qui est rigolo. On vient connecter quelque chose qui est émotionnellement très fort sur son téléphone portable qui est très moderne et avec un style complètement différent et assumé. "
Pourquoi le relancer en usb-c ? " Aujourd’hui tous les fabricants de téléphone ont l’obligation de fabriquer une même connectivité,  donc nous avons sauté sur l’occasion et en sommes très fièrs.
Personnellement je n’ai pas fait d’école de design, je suis complètement autodidacte et je m’entoure des talents du design, j’ai beaucoup d’idées mais en aucun cas je ne peux mettre mes idées en forme, l’entreprise est basé en France et à Hong Kong." 
Produit en vente à la Samaritaine et au Bon Marché. Prix 39 euros

Han KyungheeLa créatrice coréenne Han Kyunghee  

Dans l'espace Craft on s'arrête devant le stand de la Korea Craft & Design Foundation (KCDF) un établissement public créé sous le ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme dont le but est de promouvoir et développer les cultures de l'artisanat, du design et des modes de vie traditionnels. La KCDF s’efforce activement d’élargir l’utilisation du Hanji à travers des collaborations avec des artistes culturels influents. C'est dans ce cadre que nous avons rencontrés la créatrice coréenne Han Kyunghee, 63 ans, qui imagine de charmants mini-cabas avec du papier. Un artisanat issu d'une tradition ancestrale en Corée c'est le Hanji. " Je trempe le papier dans de l’eau et je dilue avec la couleur de mon choix et ensuite je fais des cordes que je fais sécher et ce matériau me permet de réaliser mes sacs. Cette tradition date du 15eme siècle, avec cette technique on peut fabriquer des assiettes, des sacs ou de la décoration. Je ne fais que perpétuer la tradition de mes ancêtres et  j’en suis fière. Ma production n’est pas disponible en France pour l’instant."
 
Par MJK
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