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Publié le 06/03/2018
Paris Fashion Week - automne hiver 2018-2019 : Lacoste, Issey Miyake, Maison Margiela, Sonia Rykiel, Yohji Yamamoto
Ce mardi 6 mars est le dernier jour de la semaine de la mode dédiée aux collections prêt à porter pour l'automne hiver 2018-2018. Au programme de grands noms comme Chanel, Louis Vuitton et Mou Miu et des créateurs à découvrir comme Wendy Ji ou jourden. Une journée à l'image de ce qu'est la Fashion week parisienne,
un subtil mélange de créateurs confirmés et de talents en plein éclosion.
En attendant d'évoquer cette dernière journée votre magazine vous propose un retour sur quelques temps forts de ces derniers jours avec les shows de la maison Lacoste qui ne cesse de nous séduire, Issey Miyake incontournable, Maison Margiela toujours aussi impressionnante, Sonia Rykiel Photo ci-contre dont les créationsde Julie de Libran offre un nouvel élan à la marque, Yohji Yamamoto toujours aussi décalé.

  
 LACOSTE 
Les archives des années 80 et 90 de la maison, notamment ses vêtements de golf, habillent la collection d’un souffle forestier. Imprimés pastoraux en all-over, sweatshirts graphiques et verdoyants, pull-overs oversize aux illustrations enfantines : les motifs pictographiques agissent comme une boutique de souvenirs, au kitsch assumé, sublimé, repensé, sorte de carte postale géante de l’époque chez Lacoste, où hier fait écho à demain.
Des parkas double-face, des matières techniques doublées de fausse fourrure, un manteau de pluie paré d’une ample capuche qui s’enroule sous la nuque : souvent des pièces abritent diverses lectures, portés et fonctions. Des polos déconstruits, des ponchos thermosoudés, de la panne de velours matelassée, des manteaux qui se divisent en deux, des vestes en cuir réversibles aux emmanchures détachables ; ces pièces modulables sont pensées dans la continuité de la philosophie hybride de la collection, vers une démultiplication des quotidiens. 
Textes et images : Lacoste

 
         ISSEY MIYAKE   
Durant les longs mois rigoureux de l’hiver, la nature entière est comme en suspens. Végétaux et animaux endurent un froid intense, en attente du printemps pour s’épanouir à nouveau. Ils témoignent d’une force silencieuse et secrète, blottis tendrement pour préserver la flamme délicate de la vie. Ces scènes de nature sont une source d’inspiration toujours renouvelée. Un nouveau plissé intégrant deux textures est né. Des fils de laine tissés dans une base Steam Stretch créent une maille d’un nouveau genre. Cette matière inédite combine légèreté, confort enveloppant et facilité d’entretien. Ces vêtements surprenants allient modernité et poésie, fidèles à la quête Issey Miyake du vêtement absolu ‘A Piece of Cloth’. 
Texte : Issey Miyake - Photos : Frédérique Dumoulin

  

 MAISON MARGIELA   
Maison Margiela propulse sa vision vers un nouveau langage inné et une garde-robe basée sur le vocabulaire établi à travers la collection Artisanale.S'habiller à l'envers est une idée aussi subversive qu'un glamour décontracté : un trench-coat porté négligemment sous une robe, un pull jeté sur un blazer, ou l'aperçu d'un tricot de pêcheur sous une jupe transparente. Pour l'automne-hiver 2018, le directeur artistique John Galliano se penche sur la garde-robe inversée mise en place à la Maison Margiela. Les silhouettes de la Haute Couture sont précisées par des vêtements réalisés dans des volumes sculptés magnifiés. Les vêtements d'extérieur se transforment en robes lorsqu'ils sont mis à la hâte. C'est un manteau de nylon porté sous une veste en cuir décortiqué ou une salopette déconstruite posée sur un trench-coat. Séduire l'œil, les matériaux illusoires créent des souvenirs du familier. Un manteau d'hologramme transparent enveloppant des couches multicolores de franges de viscose, de tulle et d'organza évoque les codes du rodéo. Une veste décortiquée gris melange est incrustée du souvenir d'un tricot d'Aran moulé en caoutchouc. La fusion de garde-robes authentiques approprient l'inapproprié. Elles sont illustrées dans l'association d'un blazer à chevrons avec un tricot de pêcheur, ou dans une jupe en relief avec le souvenir d'une jupe de rodéo. Dans un jeu entre les couches, la transparence et la réflexion, les vêtements deviennent transformateurs et génèrent un sentiment de glamour inconscient. 
Texte : Maison Margiela/beautypress - Photos : Maison Margiela

  

       SONIA RYKIEL   
"L'esprit du Post-Punk, de la Nouvelle Vague et de la musique Pop a été une grande influence pour moi en grandissant et sur ma façon d'assortir mes vêtements. C'est à ce moment que j'ai découvert comment m'exprimer en tant que personne timide », explique Julie de Libran, directrice artistique de Sonia Rykiel. "Voilà comment j'ai trouvé ma voix et a parlé à travers la mode. À son tour, cette collection n'est pas un hommage à, mais un hommage de l'esprit de Sonia Rykiel, un esprit qui a encouragé les femmes à vivre leur vie de façon créative, individuelle, et à haute voix - et cela m'inclut. 
Texte et Photos : Sonia Rykiel

  
 
          YOHJI YAMAMOTO   
Yohji Yamamoto est à coup sûr l'un des créateurs de mode parmi les plus libres. Inutile de chercher dans ses défilés des tendances, rarement ses collections sont en phase avec notre temps. et pourtant il signe à chaque fois un travail totalement contemporain et d'une créativité rare. Avec le noir en signature, les formes déconstruites en sacerdoce le créateur reste fidèle à ses principes avec cette nouvelle collection. L’hiver 2018-2019 est dans la même veine. De nombreuses silhouettes se profilent comme autant de personnalités atypiques et décidées. Des vêtements que l'on a bine souvent du mal à comprendre et à en imaginer la construction. On craque pour un maquillage comme des amazones ou des guerrières de nos cités.
Texte : fashions-addict - Photos : Monica Feudi
 


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