Mode

Publié le 02/04/2012
Wax, le tissu africain Fashion ....
Le wax, un hit qui perdure. Aussi appelé « tissu africain », le wax, ce coton de très bonne qualité imprimé sur les deux côtés aux motifs inventifs et aux couleurs souvent vives, s'affiche dans nombre de collections. L'une des plus remarquée aura été celle de Gwen Stefani pour sa marque L.A.M.B, lors de la Fashion Week de New York du printemps-été 2011. Elle s'inspirait grandement des costumes et robes traditionnelles africaines, juste avec le bon twist occidental pour être porté en ville en toute élégance. Jean Paul Gaultier, sur les podiums de l'automne-hiver, en précurseur de tendances, égayait déjà ses manteaux noirs de coiffes en wax. Une note exotique et ensoleillée en plein hiver.

Ce printemps, le wax ou tout du moins les tissus qui s'en inspirent sont légion. Coup d'envoi avec la nouvelle collection Marni chez H&M sortie début mars. On y trouve des robes, des jupes, des pantalons, l'Afrique sera, c'est sûr, sur tous les pavés parisiens. Etam emboîte le pas. La muse et styliste de la marque, Natalia Vodianova a d'ailleurs intitulé Tribal Chic, cette sélection de vêtements aux tendances ethniques. Gérard Darel tout comme Burberry n'ont pas résisté à l'appel des terres de la savane.
Les stars, elles aussi, succombent les unes après les autres. On a vu Alicia Keys ou Blake Lively s'afficher en wax ainsi que Rihanna, surprise dans la rue en combi-short ultra court Sonu. Quant à Solange Knowles ou sa sœur Beyoncé, elles ont choisi les délicieuses robes Boxing Kitten pour un look savane remixé sexy et urbain.
En jupe, en robe, en pantalon mais aussi en accessoires, il sera impossible de faire l'impasse sur le wax. La marque britannique Ohema-Ohene, créée en 2008 par la styliste Abenaa Pokuaa, promeut les valeurs du Ghana et met en avant à travers ses créations la richesse et la beauté des tissus du pays, dont le wax. A ne pas manquer, entre autres, ses baskets Oh! Nana Aburi ou Nana Peak. On avoue, aussi, un faible pour toute sa ligne de vêtements. Quant à la styliste de Toubab paris, Maud Villaret, elle conçoit ses gammes de bijoux - dont un collier plastron particulièrement spectaculaire - basées sur les wax. C'est original et beau. Et en plus, elle applique une démarche éco-citoyenne où elle fait travailler en priorité des artisans africains ou, en France, des personnes de centres d'aide au travail.
Après la folie du colorblock l'été dernier, le wax sera tout aussi coloré mais avec, en prime, de la fantaisie dans le choix des imprimés. Cet été, c'est sûr, "C'est le wax qu'on préfère" !

LE WAX, EST-CE BIEN AFRICAIN ?
Et c'est là tout le sel de l'histoire. Devenu le tissu emblématique de l'Afrique, le wax doit son développement à l'esprit commerçant des Hollandais. Flash-back. Au XIXe siècle, l'Indonésie est colonisée par les Hollandais. Pour maintenir l'ordre dans ces îles nouvellement conquises, ces derniers embauchent des mercenaires Ashanti, venant de l'actuel Ghana. Les Ashanti découvrent, à Java, le batik qu'ils rapportent chez eux. Ce tissu remporte un succès foudroyant. Et les Hollandais en commerçants avisés se lancent aussitôt dans la production massive de batik, qu'ils rebaptisent à l'occasion wax, avant de le réexpédier en Afrique via le Ghana. Il faudra attendre les années 60 pour que les premières usines de wax se montent au Ghana, puis au Niger et en Côte d'Ivoire. Pourtant, encore aujourd'hui, une grande partie de la production a lieu en Hollande. Un marché désormais attaqué par l'Asie qui propose des contrefaçons de mauvaise qualité... à des prix imbattables !!! alors allez-vous adopté le wax ce été

Par D.M

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