Womanizer x MAITREPIERRE : le plaisir intime s’invite à la Paris Fashion Week

News | Publié le 02/10/2026 13:49:15
Womanizer x MAITREPIERRE
À la Paris Fashion Week, MAITREPIERRE associe sa collection SS27 à Womanizer et transforme le SNAP en accessoire d’une féminité libre et contemporaine.
Pour sa collection printemps-été 2027 « UNTITLED », Alphonse Maitrepierre détourne le traditionnel « What’s in my bag ? » et glisse un Womanizer SNAP parmi les essentiels de son héroïne. Présentée à Paris dans le cadre du calendrier officiel de la Fashion Week, cette rencontre inattendue raconte surtout l’évolution des frontières entre mode, design, bien-être et intimité.

Womanizer x MAITREPIERRE, quand le sac devient un manifeste d’indépendance

Il fallait sans doute un créateur comme Alphonse Maitrepierre, familier des collisions entre culture digitale, références populaires et savoir-faire de mode, pour transformer le contenu d’un sac en véritable manifeste générationnel. Le 30 septembre 2026, à l’occasion de la présentation de sa collection printemps-été 2027 baptisée « UNTITLED », organisée au Ministère de la Culture dans le cadre du calendrier officiel de la Paris Fashion Week, le designer français a choisi de faire dialoguer son univers avec celui de Womanizer. Au centre de cette rencontre apparaît le SNAP, nouveau modèle ultracompact de la marque allemande, dissimulé non pas comme un objet dont il faudrait taire la fonction, mais installé parmi les accessoires et les essentiels qui définissent le personnage imaginé pour la saison. L’idée est simple en apparence : interroger ce que le contenu d’un sac dit de celle qui le porte. Elle devient beaucoup plus intéressante lorsqu’elle se déploie dans un secteur de la mode qui cherche aujourd’hui de nouvelles manières de produire du désir, du récit et de la conversation culturelle, au-delà de la seule succession des silhouettes. Une problématique que nous évoquions récemment dans notre analyse de la Paris Fashion Week printemps-été 2027.

Le traditionnel « What’s in my bag ? », devenu un format incontournable de la culture mode et des réseaux sociaux, est ici entièrement retourné. Le sac ne s’ouvre pas devant la caméra, il devient l’espace du film lui-même. Réalisée par Alexandre Carril, la vidéo plonge les silhouettes à l’intérieur de « Le Peigne », nouveau sac MAITREPIERRE, dans un décor où objets surdimensionnés, modifications d’échelle, 3D, intelligence artificielle et effets visuels brouillent volontairement les frontières entre réel et virtuel. C’est précisément dans cet environnement que s’inscrit le travail d’Alphonse Maitrepierre. Depuis la création de sa maison en 2019, après des expériences chez Jean Paul Gaultier et Acne Studios, le créateur développe une grammaire où le vêtement dialogue volontiers avec l’image numérique et l’objet détourné. Entré au calendrier officiel parisien en 2021, il a depuis multiplié les terrains d’expérimentation, qu’il s’agisse de ses collaborations avec Desigual, déjà évoquées dans nos pages Mode consacrées à Alphonse Maitrepierre, ou de son dialogue récent avec Paul Poiret au Musée des Arts décoratifs, que Fashions-addict avait suivi à travers huit silhouettes spécialement présentées au musée.

La collaboration avec Womanizer prolonge finalement cette manière de faire de l’accessoire un indice sur la personnalité de celle qui le possède. « Womanizer incarne une forme de joie, de liberté et de légèreté qui apporte une touche inattendue à notre film et au personnage de cette saison. Nous souhaitions nous éloigner des clichés sur ce qu’une femme est censée avoir dans son sac, pour le remplir au contraire d’objets utiles, ludiques et qui racontent véritablement quelque chose de celle qu’elle est. Avoir un Womanizer dans son sac devient presque une déclaration d’indépendance : une façon de s’approprier son plaisir, selon ses propres termes, où que l’on soit. La femme MAITREPIERRE est indépendante, joueuse et expressive. Elle refuse d’être définie par les conventions ou enfermée dans une case. J’aime l’idée que cet objet puisse devenir pour elle un symbole d’expression de soi. Cet état d’esprit résonne profondément dans les univers de Womanizer comme de MAITREPIERRE. », explique Alphonse Maitrepierre.

Au-delà du clin d’œil, la proposition traduit un changement plus profond dans la manière dont l’intime gagne les territoires du lifestyle. Fondée en Allemagne en 2014 par Brigitte et Michael Lenke, Womanizer s’est construite autour de sa technologie Pleasure Air et d’un discours centré sur le plaisir féminin. La sexualité, autrefois cantonnée à des codes visuels spécifiques ou à une communication volontairement discrète, se rapproche désormais d’univers comme le design, le bien-être, la beauté ou la santé globale. Le rapprochement avec la mode n’est donc pas totalement fortuit. Il dit quelque chose d’un marché lifestyle de plus en plus décloisonné, dans lequel une même consommatrice peut investir dans un vêtement de créateur, une routine beauté, un objet connecté ou un produit lié à son intimité sans considérer que ces différents registres appartiennent à des mondes séparés.


On vous recommande également ces sujets :
Jules remet le jean masculin au centre du vestiaire
Palladium x GORE-TEX : l’outdoor s’invite en ville cet hiver
John Galliano réinvente les archives de Zara avec Re{form}

Womanizer SNAP, un objet intime pensé comme un accessoire de design

Visuellement, le Womanizer SNAP joue précisément de cette ambiguïté. Avec seulement 5,8 cm, son format évoque davantage un petit objet technologique qu’un accessoire traditionnel de bien-être sexuel. Son boîtier de recharge USB-C doté d’un miroir intégré renforce encore ce rapprochement avec les codes de la beauté nomade ou des écouteurs sans fil. Techniquement, l’objet transpose la technologie Pleasure Air de Womanizer dans le plus petit format développé par la marque, avec six niveaux d’intensité, plus de soixante minutes d’autonomie annoncée, une étanchéité IPX7 et une garantie de cinq ans. Son prix de 79 euros contribue aussi à le positionner dans cette nouvelle catégorie d’objets lifestyle compacts dont le design et la mobilité comptent presque autant que l’usage.

Le choix de l’intégrer au sac de la femme MAITREPIERRE n’est donc pas uniquement provocateur. Il serait même réducteur de le lire ainsi. La collection « UNTITLED » esquisse le portrait d’une femme décrite comme artistique, indépendante, audacieuse, sensuelle et libre, capable de circuler entre univers physique et digital et de construire ses propres références. Une sorte d’Alice au Pays des Merveilles passée à l’ère numérique, dont le sac contient autant ses outils du quotidien que les signes de son autonomie. Dans le film, le plaisir intime est traité sur le même plan qu’un autre objet personnel, sans changement spectaculaire de registre. C’est précisément cette banalisation qui donne à la collaboration son intérêt éditorial : elle ne cherche pas tant à choquer qu’à documenter une évolution des usages et de la représentation du féminin.

« Présenter Womanizer SNAP pendant la Paris Fashion Week aux côtés de MAITREPIERRE a été un véritable honneur pour nous. En même temps, cela nous semble très naturel : le plaisir féminin n’est plus un sujet à reléguer dans l’ombre, il a toute sa place dans les univers du bien-être, de la beauté, du design et des tendances. Ce moment symbolise aussi le chemin parcouru par le plaisir féminin, qui s’inscrit aujourd’hui pleinement dans des conversations culturelles et lifestyle beaucoup plus larges. Chez Womanizer, nous nous adressons à des femmes qui veulent décider par elles-mêmes de ce qui leur procure du plaisir, explorer leur sexualité avec curiosité et confiance, et ne pas se laisser enfermer dans des normes ou des attentes. C’est précisément ce qui rend la collaboration avec MAITREPIERRE si spontanée : la mode comme la sexualité peuvent être des formes d’expression de soi, de liberté et d’affirmation personnelle. », souligne Verena Singmann, directrice des Relations Publiques Monde de Womanizer.

Cette rencontre fonctionne ainsi comme une photographie assez juste des transformations contemporaines de la mode. Face à un marché du luxe devenu plus complexe, les jeunes maisons ont tout intérêt à enrichir leur vocabulaire culturel, à créer des images capables de circuler bien au-delà du premier rang des défilés et à brouiller les catégories traditionnelles. Alphonse Maitrepierre le fait ici sans abandonner ce qui constitue son identité : un goût prononcé pour le détournement, les objets, l’étrange et la rencontre entre technologie et artisanat. De son côté, Womanizer gagne une nouvelle scène, moins attendue que celle du bien-être sexuel traditionnel. Entre les deux, le sac devient finalement le véritable protagoniste : un espace intime, mobile et très personnel où la mode ne raconte plus seulement ce que l’on montre, mais aussi ce que l’on choisit d’emporter avec soi.

Infos pratiques :
Womanizer SNAP mesure 5,8 cm et propose six niveaux d’intensité Pleasure Air, un boîtier de recharge USB-C avec miroir intégré, une autonomie annoncée supérieure à 60 minutes, une certification IPX7 et une garantie de cinq ans. Prix annoncé en France : 79 euros.

Par la rédaction
Publicité